‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 801 sur 1111 · FUSTET. V. SUMAC · texte numérisé non relu

FUSTET. V. SUMAC

GADELLIER. V. GROSEILLIER ÉPINEUX.

* GAILLET ou CAILLE-LAIT. Gallium (du grec gala, lait). Cette dénomination a été donnée à ce genre nombreux pour la propriété, mais très-faible, qu'ont les feuilles de quelques espèces de faire cailler le lait. Leurs racines, comme celles de toutes les autres Rubiacées, possèdent plus sûrement la vertu de teindre en rouge. Les feuilles des Gaillets, verticilliées en anneaux étoilés autour de leur tige faible et décombante, les font aisément reconnaitre dans nos haies, nos bois et nos champs ; mais la détermination de leurs nombreuses espèces est plus difficile. On peut citer comme plus intéressants :

4° Le G. JAUNE ou vRat, G. verum (Fleur de la Saint- Jean). C’est le vrai Caille-luit, celui qui possède le mieux ou plutôt le moins mal la qualité qu’'indique son nom. Dans le comté de Chester, dont les fromages sont si estimés, on mêle à la présure ses sommités fleuries. Elles ont été vantées comme astringentes, céphaliques, anti-spasmodiques. Ses tiges courtes, chargées d’une multitude de fleurs d’un beau jaune, en panicule, en font l’ornement du bord des prairies.

20 Le VAILLANT-CROISETTE, G. cruciatum (Croisette velue, Croix-de-saint-André). Très-commun au pied des haies, où l’on distingue aisément ses tiges simples, à anneaux de quatre feuilles , il n’a de remarquable que la précocité de ses fleurs jaunâtres. On l’a indiqué comme astringent et vulnéraire.

3° Le GRATERON, G. œparine (Asprèle, Grippe, Capel-àteigneux, Caille-lait accrochant). H mérite tous ces noms par sa tige et ses feuilles garnies au rebours de petites dents crochues, assez dures pour faire saigner Aussi commun dans les haies de le précédent, il s’y fait moins remarquer par ses fleurs de très-faible apparence que- par ses fruits en petites baies rougeâtres. On les a employées au lieu de café ; mais, quoique de la même famille, auraient-elles pu remplacer jamais la fève de Moka? Quelquefois, à la campagne, on se sert de la tige et des feuilles pour enlever les corps étrangers qui flottent sur le lait. On a fait usage de la plante contre les scrofules, de son suc contre le cancer, et de sa racine contre le rachitis. Les Cosaques la prennent en infusion pour se préserver de la rage.

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