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GAINIER. Cercis siliquastrum (du grec keras, corne). Le nom botanique du Gaïnier lui vient de ses gousses allongées en corne ; elles restent après la chute des feuilles jusqu'aux nouvelles fleurs, qui sont d’un rose vif et d’un grand effet dans les jardins ; elles naissent avant les feuilles, sortent de l'écorce et même du tronc, et garnissent les branches dans toute leur longueur. Cet arbre, originaire de Judée, y croit dans une telle abondance, ainsi que les Lauriers-roses qui suivent les sinuosités du Jourdain, que les fleurs plus que les eaux dessinent son cours. Les fleurs du Gaïnier paraissent de bonne heure et durent longtemps. On peut tailler le Gainier en boule ou en palissade ; laissé à sa nature, il offre un tronc court et gros, des branches diffuses et serrées. On le multiplie de graines semées en pépinière; il faut ne le relever que lorsqu'il est un peu fort, et lui donner une terre légère en chaude exposition. Son bois, noir et vert, est dur et susceptible d’un beau poli. Les jeunes branches teignent en jaune-nankin. On confit les boutons au vinaigre, et on orne la salade de ses fleurs. Les semences, farineuses et nutritives, peuvent se manger. La gousse est remarquable par une espèce d’aile qui marque la suture dorsale.
GALANTHINE. Galanthus nivalis. (Perce-neige, Violette de février.) Souvent la neige couvre encore la terre, que déjà la blanche Galanthine s’entr’ouvre aux pâles rayons du soleil de février. Ses pétales en cloche penchée, sa grâce, sa tôt-venue, Vont fait bien vite admettre dans les jardins. Devenue double par la culture, on la multiplie de caïeux relevés tous les trois ans, en juillet, pour les replanter en octobre.
GALÉ. V. MyRICA.
GALÉGA. Galega officinalis (du grec gala-agôn, agissant sur le lait). (Rue-des-chèvres, Lavanèse.) Cette plante élégante a de grands rapports de forme avec la Réglisse; elle est seulement plus herbacée. Le luxe de sa végétation et ses longs épis blancs ou bleus la rendent propre aux grands jardins; on a mème tenté d’en faire des prairies artificielles, mais les animaux la repoussent. On pourrait les y accoutumer en ne leur donnant pas le choix, et ce serait un fourrage précieux. En Italie, les jeunes pousses se mangent cuites où crues. On l’a employée autrefois comme sudorifique et dans les maladies contagieuses. La ressemblance seule de ses feuilles avec celles de l’Indigotier (V. INpIGOTIER) lui à valu le nom de Faux Indigo.
GALÉOBDOLON. Galeobdolon luteum. (Ortie ou Lamion jaune.) A ne regarder que les feuilles, on pourrait confondre