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jendant ne peuvent suffire à la consommation qu’on en fait : Ja Hollande et le Levant y suppléent. |
[ faut, pour établir une garancière, semer en ligne à 55 centimètres de distance, en mars, dans une terre meuble et substantielle; peu ap'ès la levée du plant, sarcler et recuarger de terre; en novembre, recharger encore. Quand la plante est en fleur, on la fauche pour fourrage, à moins qu’on ne tienne à la graine. La troisième année seulement on récolte la racine, qu’on fait sécher d’abord à l'ombre, puis au soleil, et enfin au four, jusqu’à ce qu’elle casse comme du verre; on la bat pour la briser grossièrement avant de la mettre sous la meule, où elle prend, d’après ses degrés de mouture, les noms de Garance robée, non robée et en grappes ; celle-ci est la meilleure.
La Garance doit ses propriétés colorantes à l’alizarine, es 4 rouge, volatil, très-soluble dans l’eau où on le fait ouillir ; on y plonge ensuite les étoffes de laine préparées
par l’alun. Ce principe est tellement actif et adhérent, que les.
animaux qui se nourrissent de cette plante en prennent une teinte rouge qui pénètre leurs os jusqu’à la moelle ; les arbres qu’on arrose ayec une dissolution de garance s’imprègnent de rouge dans toutes les parties du bois. Du reste, ce principe colorant n’est point nuisible à la santé; on a même regardé la Garance comme légèrement tonique et astringente, mais ses propriétés comme telles sont si faibles, qu'elle est inusitée. Ses feuilles et ses tiges se donnent aux bestiaux ; on s’en sert pour fourbir les métaux ; elles donnent à l’étain surtout beaucoup d’éclat. La Garance la plus estimée est celle du Levant; c’est d’elle surtout qu'on extrait la laque de Gare que l’on emploie dans la peinture à Fhuile et à l’aquarelie.
GARANCE-DE-CHIEN (PETITE). V. ASPÉRULE 4 L'ESQUI- NANCIE.