‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 811 sur 1111 · ÉPINEUX. V. AJONC · texte numérisé non relu

ÉPINEUX. V. AJONC

GENÉVRIER. Juniperus. Ce genre nombreux, plus répandu dans le Midi que dans le Nord, est très-commun en Palestine. L’Ecriture parle du Genévrier à l’ombre duquel était assis le prophète Elie fuyant la colère de Jézabel, et Virgile a dit de lui : Juniperi gravis umbra nocet.

Crains du genévrier l’ombrage épais et sombre.

Quoi qu’il en soit, tous ont une odeur forte et des propriétés importantes.

Le GENIÈVRE ou G. COMMUN est indigène et croit surtout dans les bois de Pins, où il n’atteint guère que 4 mètre de

haut; mais si le site lui convient et que la taille le dirige, il

forme un arbre vert en pyramide de 5 ou 6 mètres. Ses feuilles sont épineuses, et ses fruits noirs-bleus sont moins des baies que de petits cônes devenus charnus par l’agglutination des 4 ou 6 écailles qu'ils offraient primitivement ; ils mettent deux ansà müûrir,et restentsur la tige, où on en trouve presque en tout temps. Leur saveur est à la fois douce et amère, forte et aromatique; c’estun tonique et un sudorifique excellents, utiles dans le scorbut et hydropisie. Les vétérinaires l’emploient fréquemment dans les épizooties. On fait aussi avec ces fruits une liqueur de ménage saine et agréable en les torréfiant, mais beaucoup moins que le Café, et en les jetant chauds dans l’eaude-vie (deux poignées par litre et du sucre à volonté) ; le tout macéré pendant quinze jours et ensuite passé sans expression. Un mélange d’eau d'orge et de graines bouillies jeté dans un tonneau y fermente vite et fait aussi une bonne boisson; on peut retirer aussi de l’eau-de-vie de ces mêmes graines et une huile propre à guérir la gale des moutons. Elles sont un bon

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