‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 830 sur 1111 · GUI · texte numérisé non relu

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fait macérer, fermenter et pourrir ; on la pile ensuite jusqu’à ce qu'elle soit en bouillie, puis on la met dans une terrine, où l’on jette de temps en temps de l’eau de fontaine bien fraîche, et l’on remue avec un bâton jusqu’à ce que la glu s’y attache ; on la lave ensuite dans l’eau à plusieurs reprises pour la bien nettoyer, et l’on en fait une boule que l’on conserve pour l’usage dans un pot d’eau.

-La glu ne sert pas seulement pour la chasse, on peut en mettre au pied des arbres pour les préserver des fourmis, chenilles et autres insectes. Én Italie, on l’emploie en cataplasmes résolutifs.

GUIGNIER. V. CERISIER.

GUIMAUVE. Alfhæa (du grec althein, guérir). L'une des espèces très-précieuses qui composent ce genre est la G. oF- FICINALE OU MAUVE BLANCHE, À. officinalis, éminemment douée de principes mucilagineux dans toutes ses parties, mais surtout sa racine. On l’emploie beaucoup en médecine dans les affections inflammatoires ; elle est administrée en boissons, en lavements, en cataplasmes, etc.; on en prépare une pâte, des pastilles, du sirop ; on en fait des hochets aux enfants pour favoriser la dentition. Les anciens mangeaient ces mêmes racines cuites dans du lait. On peut en retirer, aussi bien que de la tige, une espèce de filasse, et en faire du papier. 4

Cette plante, qui croît naturellement dans les lieux humides du midi de la France, est cultivée dans tous les Jar- . ins pharmaceutiques, et mériterait de l’être partout. Sa petite fleur blanche est légèrement lavée de rose ; ses feuilles molles, cotonneuses et veloutées semblent porter la physionomie de son caractère et devoir la faire aimer. On ne la cultive guère que pour ses propriétés adoucissantes. Elle tient le premier rang parmi les plantes mucilagineuses.

On la multiplie d'éclats et de graines; ce n’est qu’à la troisième année qu’on se sert de la racine, dont on enlève l'écorce pour lavoir en petits bâtons d’un beau blanc.

Une seconde espèce de Guimauve est lPALCÉE, A. roseu (Rose trémière, Passe-rose, Rose de-Damas, Bourdon-de-saint- Jacques). Aux qualités émollientes de la précédente la grande Mauve des jardins, originaire de Syrie (d’autres disent de Chine), unit la majesté de la taille et la beauté des couleurs. Cette plante émet plusieurs tiges de 1 à 3 mètres, ornées à leur base de longues feuilles en rosace et terminées par un ou plusieurs longs épis de cocardesroses, rouges, blanches, noires, jaunes, panachées, doubles ou simples, et de toute beauté : elle est trisannuelle, vient en tout terrain, et se multiplie de

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