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meilleure glu se retire, en juillet, de sa seconde écorce. On Ja fait bouillir huit ou dix heures, puis on l’enfouit en terre quinze ou vingt jours, et on la pile dans un mortier en la lavant avec de l’eau fraîche pour la purifier.
L'ilicine, principe amer qui réside dans les feuilles du Houx, les fait ranger parmi les ioniques ; elles ont une action sudorifique et fébrifuge très-prononcée. La glu s’applique sur les tumeurs arthritiques. Les baies sont la partie la plus active; leur saveur est àcre ; douze suffisent pour purger ou faire vomir. On les a dites hydragogues.
Les Houx se mettent dans les massifs et les jardins anglais ; les variétés les plus connues sont : les Houx hérisson, panaché, blanc pur, jaune, rouge ou violet, qui, tous plus délicats, se greffent sur le Houx ordinaire. Il se multiplie de graines ou d’éclats. Le jeune plant peut être greflé dès la troisième année.
HOUx FRELON (PETIT). V. FRAGON.
HUILES. Produits immédiats, très-riches en hydrogène et en carbone, éminemment combustibles, onctueux, plus ou moins fluides, insolubles dans l’eau et plus légers qu'elle. Toutes se volatilisent entre 108 et 300 degrés de chaleur. On distingue deux espèces d’huiles végétales : les huiles proprement dites ou huiles fixes, et les essences ou huiles volatiles.
Les huiles fixes ont assez de rapports avec la graisse des animaux; elles résultent aussi de dois principes immédiats quise séparent souvent d'eux-mêmes quand les huiles se figent par le froid. Ce sont la sféarine, partie solide, blanche, inodore, insipide et devenant cassante comme la cire, et l’oléine, qui, à la température ordinaire, est fluide et onctueuse. Le mélange de ces deux principes donne aux huiles leurs différentes propriétés. L’odeur, la couleur et le goût sont dus à d’autres principes moins importants.
Parmi les huiles fixes, les unes conservent leur fluidité à l'air : ce sont les huiles grasses, comme l’huile d'olive ; les autres s’épaississent et deviennent solides, comme l'huile de lin et d’œillette. Le Pavor.) On les a nommées siccatives ; elles sont très-utiles pour la peinture. On les rend plus siccalives encore en les faisant bouillir avec un peu de litharge.
L'emploi des huiles est journalier. Elles sont la base d’une foule d’apprêts, surtout dans le Midi où le défaut de pàturages rend le beurre extrêmement rare ; l'éclairage des lampes, les rouages des mécaniques, la plupart des métiers leur doivent le premier sa clarté, lesautres leur précision, leur élasticité. Elles donnent aux peintures à l’huile leur solidité et leur impénétrabilité à l’eau. Leur combinaison avec la potasse et la soude
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nous fournit les divers savons du commerce, etc. ; la médecine en fait le plus grand usage en liniments, embrocations, etc.
A part l’huile d'olive, que l’on retire du péricarpe de sa graine, toutes les autres sont extraites de l’amande ; les cotylédons les fournissent ordinairement, mais dans le Ricin, le Palmier et le Pavot elles sortent du périsperme. On les obtient par trituration et expression. L’huile est toute formée dans les graines; mais, pour l’en extraire, il faut qu’elles aient acquis assez de maturité pour avoir lait évaporer la partie d’eau surabondante qu’elles contenaient dans la végétation. Jamais, à l’état laiteux, les graines, quelles qu’elles soient, ne sauraient donner de l'huile. =
Les essences ou huiles volatiles se trouvent toujours mêlées en petite quantité aux huiles grasses; mais celles-ci ne sont que dans la graine pour nourrir la plantule, tandis que les huiles essentielles sont répandues dans toutes les parties de la plante; on les extrait de l'écorce (Cannelier), des feuilles (Romarin), des calices (Lavande), des pétales (Rose, Jasmin, etc.), de l’épicarpe (écorce d'orange), par expression et surtout par distillation à l’alambic. Chaque plante fournit son essence propre et lui doit son odeur. Les essences diffèrent toutes de couleur, de goût, de saveur, de pesanteur et de fluidité. On les distingue des huiles fixes par plus d’arome et une évaporation plus prompte; elles s'enflamment à l’instant qu'on les approche de la flamme et se dissolvent dans l’esprit-de-vin. C’est aux huiles essentielles que la médecine doit son camphre, ses eaux spiritueuses, ses bains aromatiques, et la parfumerie ses cosmétiques embaumés.