‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 848 sur 1111 · IF · texte numérisé non relu

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roses ou blanches selon les variétés. Toute la plante est aromatique ; sa saveur est chaude, piquante et amère. Les sommités fleuries sont stimulantes et béchiques ; elles sont fréquemment employées dans les catarrhes, l’asthme, la phthisie et autres allections du poumon. Leur in‘usion théiforme est un bon stomachique ; elle est utile dans la débilité intestinale et les borborygmes qui en sont la suite.

IBÉRIDE. Jberis. Ce. genre comprend une vingtaine d'espèces, dont la plupart sont originaires du midi de l'Italie et de l'Espagne, ancienne Ibérie, d’où elles tirent leur nom. Leurs fleurs en corymbe sont d’un assez joli effet pour mériter qu’on. les cultive. ps

L’I. TOUJOURS FLEURIE, Ï. semperflorens (Ibéride de Perse, Thlaspi vivace), est un petit sous-arbrisseau toujours vert, dont les fleurs d’un blanc éelatant se succèdent d'octobre en mars, ce qui le rend très-précieux à cette époque du deuil de la nature. J1 demande une bonne terre franche à exposition chaude, et se trouve mieux à l’orangerie l’hiver. On entretient sa floraison en le taillant en boule. On le multiplie de boutures fais tes en pot, à l'ombre.

L’I. TOUJOURS YERTE, I. sempervirens, originaire des Alpes, est plus rustique. Sa fleur dure moins que dans la précédente, mais elle est également belle. On en fait des bordures ou des massifs se mariant admirablerment avec la Corbeille-d’or, qui fleurit en même temps, de mars en mai. On doit tondre les tiges après la floraison.

L’T. EN OMBELLE (Thlaspi, Théraspic) est annuelle et vient d'Espagne. Ses tiges, de 3 à G décimètres, se terminent par des fleurs blanches ou violettes, en fausse ombelle, qui durent : fort loñgtemps. Il faut semer sur place ou transplanter avec la motte.

L’'I. AMÈRE et l'I. PENNÉE croissent dans nos contrées, la première dans les lieux incultes, la seconde dans les champs cultivés. Toutes deux sont annuelles, mais très-propres aussi, semées en toufle, à décorer les jardins. Elles sont anti-scorbutiques et bonnes en salade.

IF COMMUN. Taxus baccatus (du grec taxis, disposition, pour la symétrie de ses feuilles). L'If est un arbre vert, indigène, croissant naturellement sur le Jura, dans la Savoie et le Piémont, où sa hauteur ordinaire est de 10 à 15 mètres. Il est recherché dans les jardins pour l’efiet

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qu’il y produit, soit qu'on le laisse à sa belle nature, ou que le ciseau du jardinier le coupe en boule, en colunne, en pyramide , ou même en lion, en aigle, en guerrier ; car on peut tailler dans son noir et épais feuillage comme le statuaire dans un bloc de marbre. Les Romains, aux jours de deuil, se couronnaient d’If. Sa teinte sombre le rend propre à décorer les tombes ; elle est pourtant agréablement diversifiée par les petites baies d’un beau rouge dont il reste couvert pendant une partie de l’année.

Les Ifs sont de tous les arbres ceux qui croissent le plus lentement ; aussi peuvent-ils atteindre une longévité qui étonne et une grosseur qui y correspond. On cite à ce sujet l'If de Foringhall en Ecosse, dont le tronc a 19 mètres de circonférence et 6 mètres à peu près en diamètre. En supposant qu'il ait cru chaque année, comme les Ifs ordinaires, de 2 milliinètres en grosseur, 1l remonterait à près de 3,000 ans.

Cette lente croissance atteste la dureté du bois d'If. Il n’en est pas moins très-flexible ; les ares les plus renommés des anciens étaient en bois d'If. Il est aussi bon que le Ruis pour les ouvrages de tour, et le meilleur de tous les bois pour les conduits d’eau, dans laquelle on le dit incorruptible. Souvent, pour la marquetterie, on le préfère aux bois étrangers. Son abier, d’une blancheur éclatante, fait ressortir le cœur du bois, qui est d’un beau rouge-orange. Il prend des teintes violettes et pourpres en le mettant en lamelles dans l’eau. On en fait de petits meubles élégants, des joujaux, des coffrets, des règles, des huiliers, etc. |

L'ombre de l’If est fatale aux autres plantes. Virgilerecommande d’en éloigner les abeïlles, à cause de Famertume qu'il communique à leur miel. Beaucoup d'auteurs, tant anciens que modernes, l'indiquent comme vénéneux ; quelquefois, en eflet, des animaux sont morts-pour avoir mangé ses feuilles. D’autres auteurs assurent qu’il n’est point dangereux, et qu'en Ancleterre les enfants en mangent impunément les baies. Peutètre la différence desclimats influe-t-elle beaucoup surses qualités bonnes ou mauvaises. Les petites amandes que renferment les baies ont un'goût agréable ; on s’én sert pour engraisser la volaille. On peut faire de la glu avecsa seconde écoree (V. Houx). Un morceau de bois d’ff, trempé dansle vin, suffit pour le convertir en vinaigre. | Frs

L’Ifse multiplie de graines, marcottes et boutures ; il se plaît en terre fraiche, légère et ombragée. -

IMMORTELLE ANNUELLE. Xeranthemum annuum. Elle est ainsi nommée des folioles scarieuses, satinées et persistantes de son calice, qui, hui formant une brillante auréole, l'ont fait

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