‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 859 sur 1111 · D'AMÉRIQUE. V. GAÏAC · texte numérisé non relu

D'AMÉRIQUE. V. GAÏAC

— DE VIRGINIE. V. BIGNONIER RADICANT.

— ROUGE DES INDES. V. IPOMÉE QUAMOCLIT.

JASMINOIDE. V. LYCIET.

JEANNETTE. V. NARCISSE DES POÈTES et FAUX NARCISSE.

JERNOTTE, JOANNETTE. V. OENANTHE A FEUILLES DE PIMPRENELLE.

JÉROSE. Anastatica hierocuntica (du grec anastasis, Té-

JON Gi!

surrection). (Rose de Jéricho, Rose de Marie.) Cette plante singulière a méritéson nom latin de genre ensemblant reprendre à l’humidité une vie toute nouvelle quand on l'y place aride et desséchée. C’est une petite herbe des plages maritimes de Syrie et d'Arabie. Elle est annuelle, de la famille des Crucifères et de la tribu des Siliculeuses ; ses fleurs sont en petits bouquets blancs, ses feuilles ovales, spatulées, dentelées; elle les perd à la maturité des graines; ses rameaux se rapprochent alors et s’entrelacent en un peloton un peu moins gros que le poing, que les vents enlèvent et roulent dans le désert. C’est dans cet état qu’on l’apporte en Europe pour ses propriétés fortement hygrométriques. Ses rameaux s’entr’ouvrent à la moindre humidité comme les pétales d’une Rose qui s’épanouit, mais ils reviennent bien vite à leur premier état dans un air plus sec. Ritter cite une expérience faite après sept cents ans sur une de ces Roses rapportées de Ja Terre-Sainte au temps des Croisades. Cette propriété toute physique a donné lieu à des applications aussi fausses que ridicules, mais a été et est encore avantageusement exploitée par les charlatans.

JONC. Juncus (du latin jungo, lier). Le chaume ou tige moelleuse et flexible du Jonc, dont les jardiniers font un si grand usage, lui a valu son nom. Il naît sur les humides bords des royaumes du vent, ou plutôt days les fossés, les marécages et les prés aqueux, où il forme un très-mauvais pâturage. On parvient cependant à l’y détruire peu à peu par le moyen des engrais, et surtout en y semant de la cendre de houille.

Outre les services qu’on retire des Jones comme liens, ils sont précieux en ce qu’ils croissent souvent là ou rien autre . ne pourrait venir, et qu'ils servent à absorber les miasmes des eaux stagnantes, qui sans eux corrompraient l'air.

Les espèces le plus employées par les jardiniers et les faiseurs de nattes et de corbeilles sont le J. GLAUQUE et le J. cOxmuN. Le premier est plus long, plus mince et moins fort, le second plus souple et plus en usage. En croisant deux épingles en dessous de sa fleur, on peut, en les tirant par la pointe, en extraire la moelle, dont on fait de jolis ouvrages, de petites couronnes, des mèches de veilleuses, etc.

Les autres espèces de Jone sont nombreuses ; la seule qui mériterait peut-être d'être citée est le J. DES CRAPAUDS, J. buffonius, qui croit en Amérique et en Asie aussi bien qu’en Europe. Les troupeaux mangent celui-ci et dédaignent tous les autres.

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