‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 861 sur 1111 · JOUBARBE (PETITE). V. ORPIN · texte numérisé non relu

JOUBARBE (PETITE). V. ORPIN

JUJUBIER. Zizyphus. (Gigeotier.) Ce genre est composé d'une vingtaine d'espèces dont la plupart croissent dans les pays chauds. La seule que nous possédions dans le midi de la France, mais qui ne peut müûrir que là, est le J. commux, Z. vulgaris où Rhamnus zizyphus de Linné (Chichourlier, Croc-de-chien, Epine-à-cerise). Ses fruits, nommés jujubes, servent à former une pâte pectorale. Ils sont nourrissants, salutaires et agréables, de la forme des olives, mais plus gros et d’un beau rouge. On les mange frais et séchés au soleil ; ils forment, avec les raisins secs, les figues et les dattes, les fruits pectoraux dont on fait des tisanes mucilagineuses dans les affections de la poitrine et des poumons.

Le plus célèbre des Jujubiers étrangers est celui des Lotophages, Z. lotus, dont le fruit, chanté par Homère, avait tant de douceur, qu'il faisait oublier le souvenir de la patrie à ceux qui en mangeaient. L’arbrisseau qui le porte croit à Tunis,et se couvre de rameaux fléchis en zig-zag, armés à chaque nœud de deux épines inégales. Les fleurs sont petites et jaunâtres. Les fruits, presque ronds et de même couleur, sans être aussi délicieux que la fable le disait, sont agréables ; on les mange, on les donne aux bestiaux, et on en fait une li-queur de table en les triturant avec de l'eau. Les traditions

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