JUS
du pays disent qu’ils étaient anciennement la seule nourriture de ses habitants.
Le J. COTONNEUX, Z. jujuba ou laccifera, croit aux Indes orientales. Il est très-remarqnable par l’espèce de cochenille qui s’y attache et qui produit la gomme laque, sorte d’enduit résineux de matière animale.
Le Paliurus aculeatus, qui croît sur les coteaux arides de la‘France méridionale, faisait autrefois partie des Jujubiers, et se nommait Z. spina Christi. Ses longues épines acérées ont fait naître l'opinion assez probable qu’on s’en était servi pour la couronne du Sauveur. Ses fruits se mangent comme ceux des autres Jujubiers.
JULIENNE DES DAMES. Hesperis matronalis (du latin Vesper, étoile du soir, de l'heure à laquelle s'exhalent ses parfums). (Girarde, Giroflée musquée, Cassolette.) Cette Crucifère, qui croit naturellement dans les Alpes, est cultivée dans tous les jardins pour sa fleur blanche ou violette, simple ou double, suivant la variété. Les doubles, seules estimées, sont plus basses et moins rameuses ; leurs fleurs sont montées en colonne ou pompon serré, plus riche que gracieux. La Julienne veut une terre franche, légère et point humide. On la multiplie de boutures et de tronçons de tige qu’on plante à l'ombre. La J. SIMPLE serait un bon fourrage si on la cultivait en grand. Sa graine abondante donne une huile inodore, très-bonne pour l'éclairage. Toute la plante est indiquée comme incisive et sudorifique.
JULIENNE ALLIAIRE. V. ALLIAIRE.
— DE MAHON. V. MAHONILLE.
— JAUNE. V. BARBARÉE.
JUSQUIAME Notre. Hyosciamus niger. (Potelée, Mortaux-poules.) Le sombre aspect, les couleurs fausses, l'odeur repoussante, tout indique dans la Jusquiame une de ces plantes dangereuses dont il faut se défier. Les animaux la fuient; les enfants seuls osent jouer avec ses fruits, et en ressentent de graves accidents lorsqu'ils en mangent. Toute la plante contient de l’hyoscianine, principe immédiat qui agit à la manière des poisons narcotiques et produit la céphalalgie, l'ivresse et une extrème surexcilation. On l’'emploie cependant à petite dose dans le traitement des névralgies, de l’hypocondrie et des maladies nerveuses. Ses feuilles sont administrées comme calmantes en cataplasmes et en lotions dan: les affections cancéreuses. Les graines soulagent les douleurs de dents. On les emploie quelquefois comme narcotiques, mais non sans danger. Les maquignons les donnent, mèlées à l'avoine, aux chevaux qu'ils veulent engraisser. Les Egyplüens