KIRSCHENWASER, KIRSCH. V. CERISIER MERISIER
KNAUTIE DES CHAMPS. Knautia arvensis (du grec nav, racler). (Mirliton, Langue-de-vache, Oreille-d’âne.) C’est le Seabiosa arvensis de Linné ; il croît dans les bons pâturages, où se détachent ses belles têtes lilas au milieu des Marguerites en fleurs. Les abeilles les recherchent beaucoup. Ses feuilles, dont le nom grec de la plante indique la rudesse, sont diaphorétiques et employées dans les maladies de Ja peau. On les mange au printemps. Toute la plante teint en jaune-verdâtre quand elle est fraiche, et quand elle est sèche en jaune foncé.
La K. pes FoRèTS, K. sylvatica, croît dans les bois humides des hautes montagnes ; elle est plus grande et plus belle dans toutes ses parties que la précédente, mais doit avoir les mêmes propriétés.
KYNORRHODON. V. ROSIER ÉGLANTIER.
LADANUM. V. CISTE.
LAGET À DENTELLE. V. DAPHXÉ.
LAICHE ou CaAREx. Careæ. Un grand nombre d'espèces
656 LAI indigènes font partie de ce genre de Cypéracées, si difficile à déterminer, que de savants botanistesse sont fait un titre de gloire d'y travailler d’une manière exclusive. Au reste, le plus grand intérêt que les Carex offrent est celui d’une difficulté vain- . cue quand on est parvenu à les déterminer. C'est une assez mauvaise nourriture pour les animaux, dont quelques uns ensanglantent la bouche par les dents aiguës de leur tige triangulaire et le filet tranchant de leurs feuilles, que pour cette raison on appelle couteaux. Quelques espèces méritent cependant une attention particulière.
4° La L. PRÉCOCE, C. præcox. C’est l'herbe des prés secs qui commence le plus tôt à végéter; dès les premiers jours du printemps on la voit dresser ses petits épillets Jaunâtres au milieu des gazons encore morts et sur le bord des chemins.
29 La L. À vessiE, C. vesicaria (Ciseaux, Rouchette). Ses tiges élevées, triangulaires et coupantes croissent dans les prés marécageux. Elle sert à empailler les chaises, à emballer les verres et les bouteilles. Les Lapons se font avec ses feuilles des chaussettes qui les garantissent du froid et de l'humidité.
3° La L. DES SABLES, C. arenaria. Cette plante est trèsutile pour retenir sur le bord des mers les sables mouvants que le flot, sans elle, viendrait emporter. Ses longues racines traçantes sont si propres à cet eflet, que les Hollandais en garnissent leurs digues et leurs chaussées. On la nomme Salsepareille d'Allemagne, parce qu'elle est usitée dans le Nord comme diurétique et sert à falsifier la vraie Salsepareille. (V. SALSEPAREILLE.)
LAIT. Dans quelques plantes, telles que les Euphorbes, le Figuier, le Pissenlit, la plupart des Lactuacées, etc., une partie de la sève se convertit en un suc propre, que sa couleur blanchâtre a fait comparer au lait des animaux. Le plus généralement il est âcre et a des vertus énergiques. L’opium, la thridace et quelques autres substances médicinales en sont formées. Dans les plantes vasculaires, ce lait paraît plus abondant au sommet des tiges. Dans les cellulaires, quelques Agarics en présentent aussi. On doit les regarder comme très-suspects.
LAITRON COMMUN. Sonchus oleraceus (ainsi nommé par Dioscoride). (Laitue-de-lièvre, Chardon blanc.) Les jardins et les champs cultivés voient fleurir tout lélé le Laitron, dont le suc laiteux, qui n’est point âcre comme dans les Euphorbes, mais un peu amer, est apéritif et rachaîchissant. On pourrait manger en France, comme on le fait en Suède, ses 'euilles cuites ou crues. Elles font des cataplasmes émollients;