‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 885 sur 1111 · SAUVAGE. V. DAPHNÉ GNIDIUM, LINAIRE VULGAIRE · texte numérisé non relu

SAUVAGE. V. DAPHNÉ GNIDIUM, LINAIRE VULGAIRE

LINAIGRETTE COMMUNE. Eriophorum polystachium de Linné, comprenant aujourd’hui deux ou trois espèces (da grec erion-ferôn et polys-stachos, porte-laine à plusieurs épis). (Lin des marais, Chevelu-des-pauvres.) De nombreux flocons du coton le plus blanc et le plus soyeux décorent souvent, de mai en juillet, les prairies marécageuses des montagnes; ce sont les épillets de la Linaigrette, plante graminoïde qui sans eux resterait inaperçue; ils sont penchés sur leur axe et retombent avec grâce. Les longs poils soyeux qui protégent la graine ont trop de rapport avec les cotons étrangers pour n’en pas aussi faire usage. Les peuples du Nord en font des coussins, des lits, de l’ouate pour vêtements; mêlés avec du coton, on en a fabriqué des chapeaux, des mèches à brüler, des tissus et du papier.

LINAIRE (de la ressemblance des feuilles de plusieurs des espèces à celles du Lin). Ce genre, réuni longtemps à celui des Mufliers, est l’un des plus nombreux et des plus jolis de la famille des Personnées. L'une des plus belles par ses épis bien fournis de fleurs jaunes à palais orangé est aussi l’une des plus communes; c’est la L. VULGAIRE, nommée encore Lin sauvage pour la forme de ses feuilles linéaires et serrées comme celles du Lin. On la trouve en-été au bord des chemins ; prise en infusion, on la dit diurétique, et en application, émolliente et résolutive. En Suède, on la fait bouillir dans du lait, et on la suspend au plancher pour tuer les mouches. Ces propriétés peu certaines l'ont fait nommer Chasse-venin.

La L. cymBALAIRE doit son nom singulier à la forme de ses feuilles arrondies. Elle tapisse les vieux murs humides. On dit toute la plante astringente et anti-scorbutique.

La L. ÉLATINÉE et la L. VELYOTE (Linaire bâtarde), très-

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