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pour le bétail et la volaille, et c’est à elle que nous devons les fines poulardes de Caux et les chapons de Bresse. On fait avec ses grains une tisane rafraichissante et avec sa farine des cataplasmes émollients.
Employé comme plante fourragère, le Maïs n’est pas moins précieux ; il donne abondamment, pousse rapidement, et renferme dans sa longue et forte tige un principe sucré et nourrissant, dont les vaches laitières, les bœufs, les chevaux et tous les animaux herbivores sont avides. En semant par coupes réglées tous les quinze jours, on peut s'assurer pendant quatre à cinq mois un fourrage abondant ; on fauche à la floraison. Ce qui ne se consomme pas en vert se sèche pour l'hiver ; les tiges qi a gardées pour le grain chauffent le four et donnent de la potasse ; les feuilles, mais surtout l'enveloppe des fusées, font des couchettes estimées et très-répandues sous le nom de paillasses de Blé de Turquie. On rend la souplesse aux feuilles par un lavage ordinaire.
Les meilleures variétés à cultiver pour fourrage sont le M. pe PENSYLvANIE et le M. PERLÉ. Le suc des tiges peut se raffiner et donner du sucre comme celui des Cannes. (V. CANNES.)