MARCEAU. V. SAULE
MARCHANCE POLYMORPHE. (Hépatique des fontaines, Herbe-aux-poumons, Herbe-de-la-rate, Herbe-du-foie.) C’est aux propriétés de cette plante que toute la famille des Hépatiques, dont les espèces ressemblent plus ou moins à la Marchance, a emprunté son nom. Elle a des expansions membraneuses comme les Peitigères, mais sa couleur est du vert le plus frais. Elle tapisse souvent les chutes d’eau sur les vieux murs à l'ombre. Il paraît, par tous ses noms, que les anciens lui avaient reconnu beaucoup de propriétés dans les affections du foie et des poumons, mais la médecine actuelle n’en fait que peu d'usage ; cependant on l'indique comme astringente et détersive. Son nouveau nom est celui d'un botaniste français.
MARCOTTE. Imitation artificielle de la multiplication des plantes par stolons. Le but de la marcotte est de faire pousser des racines à une branche tenant à la tige pour en chbtenir une plante nouvelle lorsqu'on l’en aura séparée. On y procède de trois manières différentes :
1° La marcotte simple, provin ou marcotte en archet, consiste à coucher en terre, à 6 ou 9 centimètres de profondeur, une branche qu’on y assujétit par un crochet, et à la couvrir de terre après avoir enlevé les feuilles dans toute la partie enterrée. On redresse l'extrémité avec un piquet, et on entretient une humidité constante.
2° La marcotte par strangulation, circoncision où torsion se pratique comme la précédente, si ce n’est qu'on l'étrangle au dessous d’un nœud avec un fil de laiton ou de lin. D'autres fois on enlève au même endroit un anneau à l'écorce pour arrêter le cambium et le forcer à émettre des racines, ou bien on tord la branche et on la place comme il a été dit.
3° La marcotte par incision simple, à talon ou compliquée se fait en premier lieu par une légère incision jusqu’à la moelle, mais peu prolongée dans sa longueur ascendante ; on place un petit corps étranger, une paille, un grain d'avoine, etc., dans la fente. Lorsque celle-ci est très-prolongée et les lèvres très-séparées, c’est la marcotte à (alon, et la marcotte est compliquée, lorsque le talon de la fente est lui-même subdivisé en plusieurs segments séparés par autant dé petits corps étrangers qu'on recouvre d’une éponge mouillée; celle- . pt pratique que pour les plantes dont la reprise est trèsdifficile.
Quant aux branches trop élevées pour les pouvoir amener à terre, on renverse le pot et on opère leurs marcottes, ou bien on élève à la hauteur du sujet des pots de terre ou de métal ouverts de côté et propres à recevoir la branche qu’on y veut faire passer; on garnit de terre de bruyère qu’on arrose fréquemment ; de petits piquets supportent lappareil si la branche n’est pas assez forte pour le soutenir. Tout le principe de l’opération des marcottes est fondé sur la facilité des bourgeons adventifs à se convertir en racines ou rameaux selon le milieu qu’ils habitent. La terre de bruyère et l’humidilé sont une des plus grandes chances de succès.
MARGOT. V. VIORNE MANSIENNE.
MARGUERITE-A-LA-REINE. V. ASTÈRE DE LA CHINE. — BLEUE. V. GLOBULAIRE VULGAIRE.
— (GRANDE) DES PRÉS. V. CHRYSANPHÈME __ LEUCANTHÈME. — (PETITE). V. PAQUERETTE.