MARIE VULGAIRE. V. SOUDE
MARISQUE. V. Cnoix.
MARJOLAINE 4 GROS ÉPis. Origanum majorana (du latin maius, mois des fleurs). (Faux Origan.) Renommée entre toutes les Labiées pour sa bonne odeur, la Marjolaine, originaire de l’Orient et du midi de la France, est cultivée dans les jardins, où elle est multipliée d’éclats ou de semis faits en mars en terre chaude et légère. Toute la plante est stimulante, . sert aux fumigations aromatiques, et s’administre en lotions et en infusions; sa poudre est sternutatoire. On emploie la Marjolaine en cuisine comme assaisonnement. Les confiseurs font aussi usage de ses graines pour les dragées fines.
L’Origan noir, encore plus cultivé, est analogue à la Marjolaine et sert aux mêmes usages.
MAROUTE. V. CAMOMILLE PUANTE.
MARRON. V. CHATAIGNIER, MARRONNIER.
—— D'EAU. V. MACRE.
— DE COCHON. V. CYCLAME.
— DE TERRE. V. CARUM, CONOPODE.
MARRONNIER D'INDE. Æsculus hippocastanum. Ce bel arbre, magnifique ornement des avenues de châteaux, semble par sa majesté convenir à son emploi et rappeler les vieux souvenirs de l'antique noblesse. Quoique le luxe de son feuillage, son immense envergure et l'épaisseur de son ombre étoullent tout ce qui végète à l’entour, iln’en est pas moins un arbre utile dans ses feuilles, son fruit et son bois. Ses
feuilles fournissent aux jardiniers une bonne couverture à donner pendant lhiver aux Artichauts et autres plantes délicates. Ses fruits, très-connus sous le nom de marrons, contiennent une fécule abondante, dont une faible lessive alcaline suffit pour enlever l’amertume quand on les a fait macérer dans l’eau. On peut alors en obtenir une espèce de savon pour le blanchiment des étoffes, une pâte pour les mains aussi bonne que celle d'amande, une colle de farine que les insectes n’attaquent pas, une sorte d’amidon, et même une fécule dont on peut préparer des galettes et faire du pain. Les animaux mangent les marrons avec plaisir, et c’est pour eux un bon engrais. En Turquie, on les donne aux chevaux, mélangés à de lPavoine et du son, dans les coliques et la toux. Chacun sait le plaisir qu’ont les enfants à jouer aux mar- Tons.
L’écorce de arbre est astringente, tonique, et pourrait, qe faiblement, remplacer le Quinquina. On en obtient diverses couleurs, selon les réactifs qu'on y ajoute. Le bois prend la teinture noire au point de simuler lEbène. Il est naturellement très-blanc, d'uû grain fin, et sert, sous le nom de bois de Spa, à faire une foule de jolis meubles de luxe, écrans, cassettes, bois peints, cadres de tableaux, etc.
Les bourgeons du Marronnier, mieux que tous les autres, laissent apercevoir les phénomènes de la préfoliation et les soins de la nature pour la conservation de la plante. Dans le marron d'Inde, les deux cotylédons restent unis au moment de la germination, et forment ainsi une exception presque unique dans le mode ordinaire du développement des cotylédons. C’est de toutes les semences celle dont le hile est le plus grand. |
Ce bel arbre, d’une culture facile, n’exige aucun soin; un terrain substantiel et un peu frais est celui qui lui convient le mieux. Il souffre très-bien la taille et la tonte, et forme de magnifiques salles d’ombrage. C’est sur le Marronnier ordinaire que se greffent toutes les espèces ou variétés connues dans les jardins d’agrément, telles que le M. RUBICOND, Æ. rubicunda, à fleurs rouges plus précoces que les autres; le PAVIER JAUNE, Pavia flava, à fleurs jaunes et feuilles lustrées ; le Pa- VIER ROUGE, Pavia rubra, à fleurs en grappes d’un beau rose.
MARRUBE BLANC. Marrubium album. (Bonhomme, Herbevierge.) Cette Labiée à feuilles blanchâtres et chagrinées a une odeur aromatique musquée ; sa saveur est âcre, chaude et assez amère pour lui avoir mérité son nom, venant de lhébreu mara, plein d'amertume. C’est un bon stimulant, trèsemployé dans les catarrhes, la phthisie, les engorgements du