MÉLASSE. V. CANNE À SUCRE
MÉLÉAGRE. V. FRITILLAIRE PINTADE.
MÉLÈZE. Larix Europœus. (Méouve.) Ilest un arbre encore plus beau que le Sapin, qui dépasse ses cimes élevées et croit dans des régions supérieures à celles qu’il habite ; c’est le Mélèze. Ce superbe enfant des montagnes alpines brave le voisinage des glaciers et forme le dernier cercle des forêts qui couronnent ces majestueuses sommités. Le seul des Conifères d'Europe qui renouvelle son feuillage, le Mélèze se couvre au printemps d’une délicieuse verdure d’où se détachent admirablement ses jeunes cônes purpurins qui croissent tout le long des rameaux. Sa beauté la fait introduire dans les grands jardins, les massifs, les fourrés, où il est d’un grand ellet; mais, dans les lieux où il abonde, il est surtout précieux par la dureté de son bois rouge presque incorruptible. On l’emploie à la construction des vaisseaux, aux conduits d'eaux souterraines, etc.; il sert aux ébénistes et aux luthiers à fabriquer leurs instruments. Son écorce sert au tannage ; on en extrait par incision la térébenthine de Briançon ou de Venise, employée dans les phthisies. (V. Pix.) Les féuilles du Mélèze transsudent une sorte de manne connue sous le nom de gomme d'Orambourg ou manne de Briançon. Les paysans du Nord en mangent.
Le Mélèze s’accommode de tous les terrains non humides. Les semis doivent être faits au levant, en terre légère, dès le mois de février. .
MÉLIA AzÉDARACH. Melia azedarach (Faux Sycomore, Arbre-à-chapelet, Lotier à feuilles de frêne; de là son nom de melia, qui, en grec, veut dire frène.) Les Indes et la Sicile sont la patrie de l’Azédarach, qui embellit aujourd’hui nos jardins par ses fleurs ayant la couleur et l'odeur du Lilas et par son Joli feuillage. On dit ses drupes vénéneux ; on en retire une huile bonne à brûler et propre à la peinture. Les noyaux servent à faire des chapelets. La décoction des feuilles est astringente. Les fruits, la racine et l’écorce sont vermifuges.
On fait avec l’Azédarach de jolies haies ; il se multiplie de graines semées sur couche ; on repique en pot pour rentrer l'hiver en orangerie pendant les premières années, après quoi on met en pleine terre à bonne exposition.
Le M. rouJours vERT, M. sempervirens (Lilas des Indes
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