MEL
ou Margousier), est plus petit, plus joli encore et plus délicat ; il le faut garder en pot et le rentrer tous les hivers.
MÉLILOT. Melilotus. Ce genre se fait remarquer par l’odeur suave, les jolies couleurs et les propriétés de quelques unes de ses espèces. Toutes méritent leur nom (du grec melilotos, lotier à miel) par lavidité des abeilles à sucer leurs fleurs. La plus intéressante est le M. OFFICINAL, M. officinalis (Merlicot, Trèfle odorant), fréquemment en usage en médecine. L’infusion de ses sommités fleuries est adoucissante et résolutive; elle ne s'emploie qu'à l'extérieur en lotions et applications. C’est en outre un excellent fourrage ainsi que le M. À FLEURS BLANCHES, M. leucantha (Mélilot de Sibérie); mais leurs tiges, d’abord trop aqueuses dans leur jeunesse, deviennent ensuite trop dures. Il sont rarement cullivés, d'autant qu'ils exposent les bêtes qui en mangent à la météorisation (V. TRÈèFLE); ils ont cependant l’avantage de se contenter des terrains médiocres, qui ne pourraient convenir aux Trèfles, et de leur fournir ensuite un bon engrais et un assolement précieux.
Le M. BLeu, M. cœruleus (Baumier, Baume du Pérou, Lotier odorant, Trèfle musqué), originaire de Bohême, est cultivé dans les jardins pour son excellente odeur qui augmente encore par la dessication. Il se sème tous les ans et veut une terre légère au midi. Le Mélilot odorant est aussi un bon fourrage qu’on peut cultiver en prairie artificielle. On indique comme tonique l’infusion théiforme de ses fleurs : leur forte odeur préserve les vêtements des teignes. On les inêle au fromage pour l’aromatiser.
MÉLIQUE. Melica. Deux espèces, aussi différentes par leur aspect que par leur gisement, donnent quelque intérêt à ce genre de Graminées. Tandis que la M. CILIÉE couvre les coteaux arides de ses panicules bien fournies, soyeuses et argentées, la M. PENCRHÉE, se cache dans les bois couverts et laisse retomber -avec grâce les épillets glabres et purpurins qui terminent son chaume aminci. Toutes deux sont un aliment pour les troupeaux. On pourrait semer la Mélique ciliée sur les rocailles des- jardins paysagers, et Ja Mélique penchée sous leurs ombrages pour Îles rendre plus pittoresques.
MÉLISSE OFrictNaLE. (Citronnade, Thé de France.) Les abeilles recherchent la Mélisse avec tant d’avidité, qu'on lui a donné leur nom grec; on la surnomme aussi le Ciment-desruches. Ses fleurs n’ont rien d’éclatant, mais la suave odeur de ses feuilles, qui rappelle celle du citron, la fait généralement . cultiver. Elle est encore plus recherchée pour ses vertus médi-