MÉS
fleur élégante du Trèfle d’eau. Ses pétales duvetés, d’un blanc mêlé de rose, tranchent agréablement sur leur feuillage du plus beau vert. Le Ményanthe est moins agréable qu’il n’est utile. C’est un amer et un tonique précieux pour réveiller les forces vitales et digestives. On l’emploie aussi comme fébrifuge et dans les maladies de la peau. C’est une substance active ; son usage exige des précautions.
Dans le Nord, on substitue le Trèfle d’eau au Houblion, et on tire de sa racine une fécule qu’on mêle à la farine. Les Anglais s’en servent pour fabriquer l’ale et le porter. La décoclion et l'expression des feuilles fournissent le vert de vessie ; elles teignent en jaune les étoffes préparées par les sels de bismuth.
MÉON ATHAMANTIQUE (du grec meion, petite plante). (Gistre, Fenouil des Alpes, Persil de montagne.) Le Méon aux feuilles finement découpées et à odeur fortement aromatique abonde dans les prairies de montagnes, où les troupeaux le mangent avidement. Leur chair en est meilleure et les lits de foin du châlet plus parfumés. Les racines et les feuilles sont diurétiques et carminatives. On les fait entrer dans la composition de la thériaque.
MERCURIALE ANNUELLE. (Vignoble, Ortie bâtarde, Mercoret.) Pas d'herbe plus commune dans les jardins, où elle se ressème plusieurs fois chaque année et pullule à l'infini. On a bien de la peine à en purger les jeunes semis, et même les Vignes, qu’elle envahit également. Les bec-figues seuls en profitent ; ils en font leurs délices et lui doivent leur amertume. En Allemagne, cependant, on la mange en guise d’épinards. La racine s'emploie à faire de l'encre rouge. Toute la plante est émolliente et laxative, et très-bonne en cataplasmes, fomentations et lavements ; de là cette multitude de noms expressifs, Cagarelle, Foirolle, Caquenlit, ete. Elle fait la base du miel mercuriel, administré à l’intérieur comme laxatif.
MERDE-DE-COUCOU. V. Nosroc.
MÉRENDÈRE. V. BULBOCODE.