NOBLE-ÉPINE. V. AUBÉPINE
NOCTURNES M Le 2 Ce sont celles qui s'épanouissent le soir ou la nuit pour se refermer le matin, comme la Belle-denuit et l'Onagre. Les fleurs étant faites pour embellir la création et briller au grand jour, celles dites nocturnes ne sont qu’en très-petit nombre. Communément elles exhalent une
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suave odeur; du reste, leur teinte plus pâle semble redouter l’action des feux du jour.
La physiologie végétale s’est occupée de rechercher la cause de cette diversité d’épanouissement dans les fleurs nocturnes ; elle a cru y reconnaitre l’action de la lumière sur les utricules de la ligne médiane des pétales, disposéesde manière à se dilater ou se contracter selon Fabsence ou la présence de la lumière; ces utricules sembleraient occuper le dedans des pétales dansles fleurs diurnes et le dehors dans les fleurs nocturnes. Ce qu’il y a de certain, c’est qu’on peut, par une lumière ou une obscurité factice, changer le mode d’épapanouissement des fleurs nocturnes. Elles fleurissent le matin et pendant le jour dans un lieu très-obscur, et se ferment la nuit quand on les met dans un lieu très éclairé ; mais
elles n'arrivent que petit à petit à ce changement d’habitudes.
NOISETIER COMMUN. Corylus avellana (du greccarya, noix). (Coudrier, Avelinier.) Virgile a chanté les bosquets de Coudrier : Hic densos inter corylos. Dans l'opinion du peuple, il serait l’arbre favori de la Vierge ; 1l fleurirait à toutes ses fêtes ; ses baguettes seraient les plus propres à tuer les serpents, etc. On sait que la fameuse baguette divinatoire, que faisaient tourner les sorciers et les sorcières, devait être aussi de Noisetier. Ce grand arbrisseau a le mérite plus réel de croître rapidement et de fournir une grande abondance de bois à nos taillis et à nôs haies; ses branches fourrées sont si droites
u’on en fait des baguettes d’espaliers, des flèches, des lignes “de pêcheur, des échalas, des fourches, ete. L’écorce des branches est tonique et fébrifuge ; elle donne, avec l’alun, une couleur jaune-clair et gris-noir. Avec le sulfate de fer, les feuilles teignent le coton en jaune-nankin.
Les noisettes ou avelines, fruit du Coudrier, sont les noix du pauvre et la joie des enfants; les écureuils, les geais, les grimpereaux en sont friands. Elles donnent une huile estimée, meilleure que celle de noix. On fait avec l’amande des noisettes des émulsions rafraïchissantes; cuites et écrasées dans du lait, c’est un excellent remède contre les toux opinitres. Elles sont un fruit sec estimé que les confiseurs mettent en dragées. C’est un plat de dessert très en usage.
Le N. FRANC, C. tubulosa, est spécialement cultivé pour la table à cause de la grosseur de son fruit. On en distingue deux variétés : dans l’une la pellicule de l’amande est blanche, et dans l’autre elle est rouge. L’Avelinier, aussi cultivé dans les jardins, a les fruits gros, courts et ronds. Les avelines du commerce viennent pour fa plupart d'Espagne. Le N, pour-