OEUF VÉGÉTAL. V. MORELLE AUBERGINE. OIGNON DE CUISINE. V. AL
— MUSQUÉ. V. MUSCARI ODORANT.
— SAUVAGE. V. MUSCARI À TOUPÉT.
OLÉANDRE. V. NÉRION.
OLIVETTE. V. PAVOT SOMNIFÈRE.
OLIVIER. Olea. L'Olivier devint cher aux hommes depuis que la colombe en rapporta un rameau à son bec pour annoncer la fin d’un châtiment terrible. Sans doute rh dès lors ils en firent un symbole de paix et un gage
‘union. Les Grecs l'avaient consacré à Jupiter, mais plus encore à Minerve, qui leur avait appris à le cultiver et à faire
-usiii
OLO 133 usage de son fruit. Une branche d'Olivier était la couronne des vainqueurs aux jeux olympiques.
On attribue aux-Phocéens l'importation de cet arbre précieux à Marseille et dans le midi de la France. 11 désigne dans les cartes de géographie botanique la zône que l’on nomme région des Oliviers, consacrée à des plantes particulières. Elle commence au dix-septième degré de latitude, mais les
Olives n’y mürissent pas; au quarante-cinquième on re-
trouve encore les Oliviers, mais également sans fruits. Cinq degrés de froid les font périr, mais ils ont dans leurs racines un principe de longévité qui les a fait nommer Arbres élernels. ;
L'Olivier est un petit arbre de 5 à 6 mètres, à feuillage persistant, raide, triste et blanchâtre. On nomme olivettes les vastes champs où on les cultive. Son fruit, symbole de l'abondance, fait la richesse du Languedoc et de la Provence; c’est un petit drupe verdâtre, ovale, presque rond, d’une saveur amère; on la lui enlève par quelqués lavages de lessive alcalisée par de l’eau de chaux, et on le conserve dans la saumure ou eau salée. Ce n’est que l’olive picholine, qui est la meilleure pour la table, qu'on soumet à cette préparation, soit qu’on la serve telle ou farcie de câpres et d’anchois.
Comme fruit oléagineux, l’olive est d’une grande importance; il est le seul dont le sarcocarpe ou enveloppe charnue renferme de l'huile; l’amande en contient aussi, mais en moindre quantité et d’une qualité inférieure. L'huile d'olive est la meilleure de toutes; on cite surtout celles d’Aix et de
Marseille. Son usage est universel pour la cuisine, les arts, la
médecine, la pharmacie. Elle est éminemment adoucissante, émolliente, quelquefois même laxative ; c’est l’antidote le pre prompt dans les empoisonnements par substances âcres.
Ile entre dans la composition de tous les liniments officinaux.
On falsifie l’huile d’olive avec celle d'œillette (V. Pavor); il suffit d’agiter le vase pour reconnaître s’il y a mélange, à l’écume ou mousse qui se formera à la surface.
L’Olivier met deux ans à lever; on le multiplie de boutures, marcottes et rejetons ; après qu’il est greflé, on plante en terrain sablonneux, rocailleux et poudreux, en quinconce, à 10 ou 12 mètres de distance ; il est bon de temps en temps de mettre au pied de l'arbre du fumier bien consommé.
Dans le Nord, on ne peut élever l’Olivier qu’à l’orangerie où près d’un mur à l’abri de toute gelée.
OLIVIER DE BORÊME ou SAUVAGE. V. CHALEF. à
OLONIER. V. ARBOUSIER UNÉDO.
134 ONO OMBILIC, OMBILICAIRE. V. UmBiLicus, UMBILICARIA.
ONAGRE. OŒEnothera biennis. (OEnothère à grandes fleurs, Jambon-de-saint-Antoine, Lysimaque jaune, Mâche rouge, Herbe-aux-ânes.) Belle fleur originaire de la Virginie et naturalisée en Europe, où elle est devenue très-commune, et particulièrement dans les îles du Rhône et de la Saône, où elle est superbe. Sa longue ‘tige se couvre tout l'été de larges fleurs jaunes, nocturnes, d’une odeur suave, pleines d’un pollen abondant. Sa grosse racine se mange en salade ou cuite comme la Pomme de terre ; les cochons en sont friands. Les feuilles sont vulnéraires et détersives. Les tiges peuvent servir au tannage et à faire de l'encre. On la cultive dans les jardins, où elle se res$ème d’elle-même et qu'elle envahit.
ONONIDE RAMPANTE el ÉPINEUSE. Ononis procurrens ct spinosa (du grec onos, âne, dont elle fait la pâture). (Bugrane, Arrète-bœuf, Tendon.) Egalement maudite des moissonneurs dont ses épines blessent les pieds nus, des laboureurs dont ses racines tenaces, quoique horizontales, retiennent la charrue, la Bugrane, très-commune dans les champs pierreux, plait aux yeux par ses fleurs agréablement nuancées de blanc et de rose. Ses longues racines, ou plutôt leur écorce, sont intéressantes par leurs propriétés apéritives, diurétiques et sudorifiques, reconnues dès la plus haute antiquité ; aussi la médecine ancienne les rangeait-elle parmi les cinq racines apéritives. (Les quatre autres étaient celles du Fragon, de l’Asperge, du Fenouil et du Persil.) Les herboristes les mêlent à la Salsepareille, dont elle a les vertus. On les a indiquées comme un excellent remède contre la pierreet les obstructions viscérales et glanduleuses. Les feuilles, quoique moins énergiques, participent aux mêmes qualités.
ONOPORDE 1 FEUILLES D’ACANTHE. (Epine blanche, Chardon velu, grand Artichaut sauvage.) Ce majestueux Chardon, très-commun dans les champs, est plein de qualités utiles. Le suc de la tige est propre aux affections squirrheuses et aux ulcères chancreux du visage. La racine, qui se mange comme celle du Panais et de la Carotte, est un remède tonique, prise en décoction. Son réceptacle charnu peut remplacer celui de l’Artichaut. Les graines donnent une huile abondante qui ne se fige pas et brûle plus lentement que les autres. On pourrait, sous ce rapport, utiliser davantage cette belle plante, hissée sans culture. Son incinération dans des fosses, après R floraison, donne encore plus de potasse que celle des Fougères.
. On cultive dans les jardins paysagers l'O. D’ARABIE, plante
si, 2
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bisannuelle de 2 à 3 mètres, d’un grand effet par ses belles feuilles et ses grosses têtes.
OPHIOGLOSSE YULGAIRE. Cette Fougère de nos prés couverts et humides se distingue de toutes les autres par ses fructifications groupées en épi terminal, ressemblant à une lance, à un dard, et de là son nom grec, fidèlement traduit par celui de Langue-de-serpent. On la nomme encore Lancede-Christ, Luciole, parce qu’on a cru qu’elle brillait la nuit, Herbe-sans-couture, pour sa feuille unique, très-entière et dépourvue de côte. Cette plante singulière, assez rare, est estimée tonique, vulnéraire, astringente, résolutive. Le peuple lemploie dans les contusions, appliquée sur la plaie.
OPHRYS. De toutes les Orchidées, déjà si bizarres par leur forme, les Ophrys offrent les espèces les plus singulières. Dans lune, on dirait un petit bonhomme accroché par la tête; dans une autre, on croit voir la mouche, l’abeille ou l’araignée qui lui ont donné leur nom; dans quelques unes, la beauté des
Couleurs rend encore plus brillante la bizarrerie des formes.
Les Ophrys, plus rares que les Orchis, viennent @e préférence dans les endroits calcaires et les terrains diluviens. Ils n’ont point de propriétés spéciales, mais participent sans doute à celles des Orchis (V. Orcmrs) par la fécule de leurs tubercules. OPIUM. V. PAVOT SOMNIFÈRE.