‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 952 sur 1111 · ORO · texte numérisé non relu

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c'est surtout par son bois fin, ferme et dur que l’Orme est précieux ; c’est celui dont l'artillerie fait le plus d’usage pour son train. Il sert pour vis de pressoir, presses d'imprimerie, corps de pompe, conduits d’eau. Les loupes ou bosses de l’Orme tortillard, sont recherchées pour coffres et meubles. C’est enfin un des meilleurs bois pour le chauffage.

ORMIN. V. SAUGE.

ORNE D'EuroPE (du latin ornus, synonyme de frêne). (Frêne à fleur, Frène à la manne, Ornier). A la beauté du feuillage cet arbre, originaire d'Italie, joint, au commencement de mai, l’agrément de jolies fleurs blanches, disposées au sommet cles rameaux en panicules terminales ; les calices purpurins donnent aux pétales une teinte rosée d’un effet gracieux ; aussi le cultive-t-on dans les bosquets de nos jardins. Ilne s'élève guère au delà de 10 mètres, et se grefle sur le Frène commun, dont il partage la culture. En Italie, il donne de la manne comme le Frêne de Calabre. (V. FRÈXNE.)

ORNITHOGALE. Ce nom singulier ne peut venir aux Ornithogales que de la blancheur éclatante de leur corolle étoilée. Ces jolies plantes, qui croissent naturellement, surtout dans le Midi, sont cultivées dans les jardins. L'espèce la plus commune, peut-être aussi la plus belle, est l'O. EN OMBELLE (Etoile blanche, Etoile-de-la-mer, Stellaire en corymbe), plus ordinairement nommée Dame-d’onze-heures, du moment où elle s’épanouit pour se refermer à trois heures. On la mul-

tiplie par ses bulbes qu’il faut relever tous les deux ou trois M

ans pour les séparer et les replanter en octobre.

L’O. PyRAMIDAL (Epi-de-lait, Epi-de-la-Vierge) est plus grand en toutes ses parties que le précédent. Sa hampe, de 3 à 6 décimètres, est terminée par une panicule du plus beau blanc. Il lui faut une terre substantielle et légère ; du reste, même culture.

L’O. Des PYRÉNÉES et l'O. JAUNATRE se développent en longue fusée, mais n'ont point l'éclat ni la beauté de leurs congénères ; ils abondent dans les bois calcaires. On donne à leurs tiges le nom d’Aspergettes, parce qu’elles se mangent comme les Asperges. Les bulbes de tous les Ornithogales sont alimentaires, cuits à l’eau ou dans la cendre. Quelques belles espèces du Cap, cultivées dans les jardins, servent de nourriture aux Hottentots. |

OROBANCHE YVULGAIRE. Orobanche galii. (Rave-de-genêt, Pain-de-lièvre.) Sur une tige fauve et charnue, qui vit en parasite sur la racine des autres plantes et pousse sans autres feuilles que quelques écailles scarieuses, on s'étonne de

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trouver de véritables fleurs, tant cette plante bizarre est peu en rapport avec tous les végétaux connus. Aussi les anciens, qui avaient compris sa nature et ses ravages, les ont-ils signalés par le nom d’Orobanche, étrangleur d’Orobe ou de Lentille, qu’ils ont donné à cette plante. Il en est peu d'aussi nuisibles que l'O. RAMEUSE, parasite du Chanvre, qui force à abandonner la culture des champs dont elle s’est emparée, jusqu’à ce qu’on soit parvenu à la détruire. L’O. VULGAIRE, prise en poudre, est, dit-on, un remède contre les coliques venteuses ; elle se mange, ainsi que l'O. RAVE, O. rapum, la plus grosse et la plus charnue de toutes, comme les Asperges, avec lesquelles les Orobanches semblent avoir quelques rapports.

OROBE. Orobus. Les Orobes se rapprochent assez des Lenüilles et des Vesces pour avoir mérité le nom grec qui désigne ces plantes utiles. L’O. TUBÉREUX, très-commun dans nos bois, est l’une des premières Légumineuses qui viennent sourire au botaniste. Il doit son nom spécifique à deux tubercules charnus et comestibles, dont les Ecossais se nourrissent. Ils en tirent aussi une boisson agréable et rafraichissante, en la faisant fomenter avec de l’eau et du levain.

L’O. noir, O. niger, d’abord du plus joli vert, noireit tellement à la dessication, quels que soient les soins que lon prenne, que les botanistes n’auraient su mieux le nommer. Il abonde dans les bois calcaires, dont il fait au printemps une des plus jolies parures par son joli feuillage et sa tige majestueuse.

© L'O. PRINTANIER, O. vernus, nous vient du Midi; on le cultive dans les jardins pour la précocité de sa fleur bleutre et purpurine. Il se multiplie facilement, et, si on le recoupe après sa première floraison, on en obtient une seconde.

L’O. À FEUILLES DE GALÉGA, à fleurs pourpre-foncé et en grappes unilatérales, se cultive comme le précédent.

ORPIN ou SÉDON. Sedum (du latin sedare, calmer, adoucir). Ce genre, le plus nombreux et le plus intéressant de nos Crussulacées d'Europe, porte dans ses feuilles charnues comme autant de réservoirs de sucs nutritifs pour alimenter la plante; admirable ressource pour suppléer à l’âpreté du sol, des vieux murs, des sables et des rochers où elle se trouve, mais aussi pour faire le désespoir du botaniste en végétant des mois entiers dans son herbier. (V. HERBIER.)

Le plus précieux de nos Sédons est l'O. REPRISE, S. felephiwm (Joubarbe des vignes, Fève grasse, Herbe-au-charpentier on à-la-coupure). Ses feuilles, larges et épaisses, sont très-employées à la campagne comme vulnéraires, consolidantes,

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