‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 954 sur 1111 · OSE · texte numérisé non relu

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ticulés et pointus ;ce sont autant de petits canaux excrétoires d’une humeur âcre et mordante renfermée dans de petites xésicules qu'ils terminent; quand ils touchent la peau, cette liqueur y détermine de l’inflammation et une douleur brûlante que guérissent bientôt une compresse d’alcali volatil ou d’eau salée.

On aurait tort cependant de ne considérer l'Ortie que comme une plante ennemie des hommes; elle a aussi bien des ‘tes utiles qu’ils ont su faire servir à leur usage. La mé-

ecine s’en sert pour rubéfier la peau et réveiller la sensibilité dans les cas de paralysie, apoplexie et léthargie, en la fouettant avec des Orties. La. dessication et la cuisson des feuilles en enlèvent assez le prineipe brûlant pour qu’on les puisse manger en guise d’épinards; hachées fraîches, eiles sont la première nourriture qu’on donne aux dindonneaux ; sèches, elles provoquent la ponte, et sont bonnes pour les poules. On en fait une litière qui se convertit promptement en excellent fumier. La racine et les feuilles teignent la laine en jaune-verdâtre. Les maquignons égyptiens mêlent l'Ortie à l’Avoine pour augmenter la vivacité des chevaux ; les tiges fournissent, comme le Chanvre, de la filasse dont la toile est belle et bonne. On voit, enfin, que cette plante, si méchante en apparence, est encore un don de celte bonté qui se laisse apercevoir jusque sous la verge dont elle châtie notre ingratitude.

L’O. BRULANTE, U. urens (Ortuge blanche, petite Ortie), et VO. À PILULES Ou GLOBULES, U. pilulifera, très-répandue dans le Midi sous le nom d’Ortie romaine, ont les mêmes propriétés. Leur racine est, de plus, astringente et diurétique.

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