‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 961 sur 1111 · PAN · texte numérisé non relu

PAN

der le Panicaut de trop près, et ses fleurs plus en capitules qu’en ombelles, induisent facilement en erreur sur sa famille, et le font prendre à la première vue plutôt pour une Carduacée que pour une Ombellifère. C’est, du reste, une plante utile. Sa racine peut se manger et est usitée comme diurétique. C’était autrefois l’une des cinq racines apéritives ; les autres étaient l’Asperge, le Fragon, la Bryone, le Persil. Sa tige desséchée devient au printemps le jouet des vents d'une manière assez remarquable pour lui avoir mérité le nom de roland ou roulant. Il donne de la potasse par l'incinération. Souvent il pousse sur sa racine un Champignon comestible. (V. AGaric.) Le P. pes ALPes et surtout le P. AMÉTHYSTE, du midi de la France, s'élèvent de 6 à 9 décimètres ; leurs fleurs en tête sont d’un bleu améthyste superbe. On les cultive dans les jardins en terre légère ; ils se multiplient de graines et de rejetons.

PANIC. Panicum (du latin panis, pain). C’est à ce genre important et riche en espèces qu’appartiennent les Millets (ainsi nommés pour leurs petits grains), si connus dans le ” commerce. On en cultive en France deux espèces bien distinctes.

Le premier est le P. commun, P. miliaceum (Mil d'Inde, Mil en branche, Millet rond). Il est originaire des Indes; on le reconnait aisément à ses grains plus gros et à sa panicule lâche, étalée et penchée. Il est, dans quelques cantons du Midi et de l'Est, l’objet d’une grande culture. L'usage ordinaire de ses grains est de nourrir la volaille; on fait aussi avec sa farine une espèce de bouillie que lon nomme pilau et un bon encollage pour les tisserands.

Le P. D'IraLTE, P. Italicum (Millet-des-oiseaux, Panouil, petit Mil, Mil en grappe ou épi), se reconnait à ses petits grains et à sa panicule en grappe longue et serrée. Onle cultive dans la plupart des jardins pour les oiseaux de cage et de volière; sa graine peut être aussi alimentaire pour l’homme, et souvent, dans la disette, on l’a mêlée au pain, qu’elle tient plus frais.

Cette espèce veut, comme la précédente, une bonne terre bien fumée et plus légère que forte. On doit semer clair sitôt que les dernières gelées ne sont plus à craindre; il faut ensuite sarcler et biner. Toutes deux, semées un peu dru, peuvent fournir un excellent fourrage pour les bœufs.

On peut encore ajouter à ces espèces, comme assez intéressante, le P. PIED-DE-COQ, P. crus-galli, qui doit son nom à la forme de sa panicule figurant assez bien les doigts et l'ergot du coq. Il croit sans culture au bord des fossés

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et fait un bon pâturage. Le P. verr et le P. VERTICILLÉ viennent trop abondamment dans les jardins, surtout en automne ; le premier est aussi doux au toucher que le second est àpre et rude. Les grains qui s’en détachent s’accrochent aux vêtements comme les involucres de la Bardane.

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