‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 964 sur 1111 · DES JARDINIERS. V. SAULE PLEUREUR · texte numérisé non relu

DES JARDINIERS. V. SAULE PLEUREUR

PARASOL-DU-GRAND-SEIGNEUR. V. SAULE PLEUREUR. PARDON (GRAND). V. Houx.

PARELLE. V. LÉCANORE.

— DES MARAIS, GRANDE, AQUATIQUE. V. Pa- TIENCE.

PARIÉTAIRE OFFICINALE. (Epinard de muraille, Cassepierre.) Les murs (en latin paries), dans les fentes desquels croit cette plante, lui ont valu ses noms. Elle n’a de joli que le vert luisant de son feuillage ; mais elle est remarquable par l’élasticité de ses étamines et par le sel de nitre ou salpêtre qu’elle contient. Ses propriétés médicinales sont intéressantes ; elle est émolliente, rafraichissante et diurétique ; on l’a vantée comme lithontriptique; on la met en cataplasmes sur les tumeurs douloureuses, et on la donne en lavements. Répandue sur les tas de blé, elle peut, dit-on, en écarter les charançons.

PARISETTE À QUATRE FEUILLES. Paris quadrifolia. (Raïsin-de-renard, Etrangle-loup, Morelle à quatre feuilles. ) Toute la plante est vénéneuse ; on attribue aux racines et aux fruits des vertus purgatives qu’il serait dangereux de vérifier. Les fruits mûrs donnent une grosse baie noire, recherchée des renards et des oiseaux; verts, ils teignent en vert, et les feuilles en jaune avec l’alun. La Parisette est assez rare et se trouve surtout dans les bois humides et couverts des montagnes.

PARMÉLIE. Parmelia. Ce nom, qui, tiré du grec parmé, signilie petit bouclier, convient assez bien à ces espèces de Lichens dont les larges rosaces jaunes, grises, verdâtres, tapissent les rochers ou les troncs d’arbres de leurs petites écailles à recouvrement. Mais si les Parmélies sont de tous les Lichens ceux qui font le plus d’elfet par. la bizarrerie de

PAR 1591 leurs couleurs dans Je tableau de la nature, il s’en faut bien qu’ils aient pour la médecine et les arts la même célébrité que les Physcies, les Peltigères, les Lécanores, l’Orseille. (V. ces mots.) On indique pourtant comme tonique dans la diarrhée et très-bon fébrifuge, réduite en poudre, la P. DES MURAILLES, P. parietina (Parelle des murs) ; c’est celle qui forme sur les troncs et les murs ces larges taches d’un beau jaune qui, l’hiver surtout, se remarquent si bien. La P. RIDÉE, P. capreata, d’un vert jaunâtre, ridée et en larges cocardes, donne une teinture rouge ou brune; la plupart des autres espèces en donnent aussi de différentes, selon les réactifs et les sels que l’on emploie dans leur préparation.

PARMENTIÈRE. V. MORELLE TUBÉREUSE.

PARNASSIE DES MARAIS. Parnassia palustris. (Gazon-du- Parnasse, Hépatique blanche ou noble.) Le nom poétique de cette jolie fille des montagnes lui vient du lieu de son origine. Son suc a été indiqué comme ophthalmique, et ses semences comme astringentes et diurétiques ; mais on lui reconnaît à présent plus de beanté que de vertu. Ses fleurs blanches sont remarquables par cinq glandes ciliées dont les botanistes n’ont pu encore expliquer la nature ni les fonctions.

La Parnassie serait admise dans les jardins si elle y pouvait trouver les sols tourbeux et froids qui lui conviennent. Elle ne fleurit qu’à la fin de l'été.

PARTERRE. On donne ce nom à un jardin dans lequel 6n ne cultive que des plantes d'agrément. Il est lornement de Ja maison de campagne, le lieu de repos du presbytère, le délassement de la mère de famille, la récréation de ses enfants, l’orgueil du propriétaire, le coffre-fort où l'on vient puiser pour embellir les fêtes, orner les appartements et décorer les autels. Tout le monde est donc intéressé à posséder un joli parterre. Pour y parvenir, il faut savoir choisir l’exposition qui lui-convient, lui donner le terrain le mieux approprié à la culture, le fournir en toute saison de fleurs belles, variées et harmoniquement disposées.

L'exposition qui convient le mieux à un parterre est celle du levant ou du midi; les fleurs y reçoivent plus longtemps l'influence salutaire du soleil et s’y colorent par conséquent de plus riches couleurs. Si l’on y plante quelques arbres ou arbustes d'ornement, ce doit être dans lesangles, aux endroits où leur ombre ne se projettera pas ou se projettera peu sur l’ensemble du parterre. Il serait cependant utile de réserver La js points où l’on pûüt obtenir une demi-ombre et un peu de fraicheur pour les plantes qui craignent les ardeurs du plein soleil.

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