‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 989 sur 1111 · PISAILLE. V. POIS DES CHAMPS · texte numérisé non relu

PISAILLE. V. POIS DES CHAMPS

PISSENLIT. Taraxacum dens leonis (du grec tarassôn, incommode). (Dent-de-lion, Salade-de-taupe, Laitue-de-chien.) Tous les habitants des champs connaissent le Pissenlit. Il est peu d'enfants qui n'aient fait des chaînes avec ses tiges fistuleuses, ou soufflé Sur ses têtes à aigrettes poilues; le vent les dissémine partout et le multiplie à l'infini. Aussi le retrouve-t-on dans les quatre parties du monde, vers le pôle et sous la ligne, sur les montagnes et dans les vallées ; partout il est proscrit, et partout il se montre pour ne faire que du bien à qui daigne le cueillir. Aussi utile à l’homme qu'aux animaux, c’est un dépuratif et même un aliment salutaire. On le mange vert ou étiolé, cru ou cuit et apprêté comme les Epinards. Ses feuilles s’emploient en décoction, infusion ou expression dans les affections du foie et les maladies de la peau. C’est un tonique qui stimule l'appétit. Les animaux le mangent avec plaisir, mais il ne donne point de foin et prend toujours trop de place dans les prés et encore plus dans les jardins et les allées.

PISTACHIER CULTIVÉ. Pistacia vera. Cet arbre de 6 à 8 mètres, originaire d'Asie, est cultivé dans le midi de la

(1) Extrait en partie d'un article publié dans la Belgique horticole pat M. Mas, arboriculteur à Bourg

PIV 713 France pour son fruit qui donne une petite amande d’un beau vert et d’une saveur agréable ; elle est renfermée dans une coque friable que recouvre une écorce vert-rougeûtre. La pistache se mange verte, sèche, et surtout en dragées. On la mêle aux apprêts de la cuisine et de la charcuterie. Son huile, douce et grasse, est employée en parfumerie; on se sert du résidu comme de la pâte d'amande. L’écorce verte de l'arbre donne un julep usité en Sicile.

Le Pistachier franc ne supporte que 6 degrés de froid, mais 40 quand il est greffé sur le Térébinthe. Il a réussi à Paris en espalier bien exposé. Comme il est dioïque, il faut, pour avoir des fruits, greffer des, branches staminifères et des branches fructifères sur le même pied.

Le TÉRÉBINTHE ou P. SAUVAGE est célèbre parmi les Orientaux pour la beauté de son feuillage et la suave odeur de son bois. Il est originaire de Chio et se retrouve sur les coteaux arides du midi de la France, mais ik n’y parvient qu'à l’état d’arbrisseau. Il est remarquable par les longues galles qui se trouvent surses feuilles et aux sommités de ses rameaux. Ce sont les pommes de Sodome ou galles de Térébinthe qui teignent en écarlate les fines soies du Levant.

Le Térébinthe est très-résineux dans le Levant. C'est là seulement qu’il fournit par incision la vraie térébenthine ou térébenthine de Chio, la plus estimée de toutes. On l’emploie comme stimulant, astringent et vulnéraire ; elle entre dans la thériaque. L’écorce est aromatique et se brûle comme de l’encens; on mange et on confit ses fruits aigrelets.

Le P. LENTISQUE est un arbre vert, de médiocre grandeur» originaire des îles de l’Archipel. On le trouve cependant dans nos provinces méridionales. fl est célèbre par le mastic ou manne du Liban qu’on retire de son tronc par incision, Les femmes grecques et turques en ont constamment à la bouche pour parlumer leur haleine et se blanchir les dents. En Orient, on le mêle au pain pour l’aromatiser. On s’en sert pour les poudres et liqueurs odontalgiques. Les Egyptiens en font usage pour parfumer leurs alcarazas ou vases à rafraichir l’eau. Cette résine est encore stomachiqüe et anti-spasmodique ; on en fait des fumigations pour les douleurs rhumatismales, les maux de dents et d'oreilles. La décoction du bois, connue sous le nom d’or potable, est indiquée contre la goutte. Les graines se mangent, se confisent et peuvent faire de l'huile. Le bois, dans l'alcool, donne une belle couleur jaune.

PISTACHIER (FAUX). V. STAPHYLIER.

PIVOINE DES JARDINS. Pæonia officinalis (du nom de Pean,

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