PLANE. V. ERABLE
PLANTAIN. Plantago. Ce genre nombreux n’est point remarquable par sa fleur, dont on ne distingue bien que les longues étamines blanches ou dorées. Il leur succède des épis de graines bonnes pour les oiseaux. On donne à ceux de volière le GRAND PLANTAIN, P. major, très-abondant dans les décombres. Le P. LANCÉOLÉ (Herbe-à-cing-coutures, àcinq-côtes, à-la-coupure, au-charpentier) est extrèmement répandu dans les prairies sèches. On regarde ses feuilles
PLA 113 comme un vulnéraire excellent, leur épiderme enlevé ; c’est un grand remède à la campagne.
Le P. CORNE-DE-CERF, P. coronopus (Pied-de-corneille), est cultivé pour fourniture de salade. C’est une petite plante indigène, annuelle, que l’on sème sur place en mars, et qui renouvelle ses feuilles au fur et à mesure qu’on les coupe. Elle veut des arrosements fréquents.
Le P. DES SABLES, P. arenaria (Herbe-aux-pures, Pucière, Œil-de-chien), est commun sur les coteaux sablonneux. On en recueille les graines dans le Midi pour gommer les mousselines. Elles sont émollientes et employées en collyres adoucissants. |
Les Plantains sont pour les troupeaux une bonne nourriture; mais comme ceux des prés sont sans tige et ont de larges feuilles en rosace, ils leur conviennent peu et prennent ja place du foin.