‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 3)Chapitre 19 sur 322 · A. TISSU CELLULAIRE · texte numérisé non relu

A. TISSU CELLULAIRE

45. Il est ainsi nommé parce qu'il est formé de cellules. On appelle cellules de petites vessies fermées par des cloisons qui leur sont propres, et contenant une substance liquide, demi-fluide ou solide (fig. 15). D'abord transparentes, elles se colorent peu à peu, et le plus souvent en vert. Elles ne sont

en réalité que soudées entre elles; mais insensiblement elles se durcissent tellement, elles deviennent en même temps si adhérentes , que leurs cavités paraissent creusées dans une masse continue. Leurs parois, tantôt minces, tantôt très-épaisses, ont leur suriace quelquefois unie, quelquefois marquée d'un certain nombre de points et de lignes. Ces points et ces lignes ont été pris longtemps pour des pores ou des fentes, mais on à reconnu aujourd'hui qu'ils ne sont que de $ inbles inégalités dans l'épaisseur de la cloison.

46. Les dimensions des cellules sont variables selon Ja consistance du tissu. Quand celle-ci est molle, comme il arrive, par exemple, dans la moelle du sureau, les cellules sont toujours plus larges. Toutefois, elles ne prennent jamais un grand développement, puisque les plus volumineuses qu’on ait observées n’ont qu'un millimètre cube.

Leur forme est naturellement sphérique où sphéroïde ; mais, avec l’âge, elles deviennent si serrées entre elles, que la pression les rend tantôt ellipsoïdes, tantôt polyédriques, quelquefois même aplaties en une lame très-mince.

47. Les cellules étant ordinairement arrondies ou de forme irrégulière , laissent entre elles des espaces vides nommés méats (4) où lacunes. Les méats sont destinés à la transm'ssion de la sève. Les lacunes ont probablement pour fonction de recevoir le gaz qui se dégage des cellules environnantes, et de contenir pete un certain temps air extérieur qui S’est introduit dans la plante. Les plantes submergées offrent des Z«acunes plus grandes, plus régulières , moins nombreuses que celles qui existent dans le tissu cellulaire vert; elles ne communiquent pas avec l'air extérieur, et sont probablement des organes de respiration.

48. Le tissu cellulaire existe seul dans la moelle des végétaux et dans les jeunes pousses des plantes, presque seul aursi dans les parties charriues de certains fruits.

On nomme plantes cellulaires celles qui, comme Îles cham-

pignons, sont uniquement composées de cétlutes.

(1) De meatus, passage.

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