A OT
+ . “ ù 3 TRES PLEA
4 [Ir FA al Fi
#8 ii LIEU fit «a 74 Er 4 gs LV LES Art $ ) dE + & r 4 t ee L2 PR ENCT 2 Cu de 2h 4: SN ÈS se
Le bxtahab ssh bus $ ads suog s +) 08 2gtdye 299 $ 407198 al age} DH phiBUt ss HiSkaio 1, 161p eoèiipr le anoWouDuiq es À Ib +918 bob à D08 0 UN ds! asie 19 Hroiloot Er A lo Ar nf Eiéont ST ON: avi est Ein
sus ol vins 9 16 asb'onisto versie s pa Feist
FOpgron doré g9b UN 10e SA AUS TOI 26
L'OE Line 87 KT IIS nr ef :
3 nes: a
softoblonr aol 4e né: 6 Jar ivp ASNT 4h : sbgioneishni s sésies éeutd 2Sf
TOUS io gb ul: 510 Hp PURE LACS ol, en + RUSSE MS Da INT se SOU nr #8 molvuusl sh ji am a
1. La Botanique (1) a pour objet l’étude des végétaux. On donne ce nom à ce magnifique tapis de verdure, à ces arbres de toute grandeur, à ces productions si variées qui croissent sur la terre, sur les rochers et dans les eaux. Ce sont des êtres organisés et vivants, mais privés de la faculté de sentir et d'exécuter des mouvements volontaires. Ils sont donc comme l'anneau qui, dans l’immense chaîne des êtres, unit le règne minéral au règne animal.
2. En effet, les minéraux ne sont que des êtres inorganiques et inertes. Ils ne vivent ni ne sentent ; s’ils grossissent, ce n’est que par juxtaposition , c’est-à-dire par des molécules de même nature qui viennent se placer sur les molécules précédentes. Aussi leur forme est-elle indéterminée : du marbre, par exemple, le sera toujours, qu’on le taille en colonne, globule ou statue. Leur durée est illimitée, en ce sens que, ne portant en eux-mêmes aucun principe de destruction, ils
(1) De Boravn, herbe,
2 BOTANIQUE existent jusqu'à ce qu'une force étrangère vienne les détruire.
3. Les végétaux, au contraire, sont des êtres vivants, doués d’organes (racines, tiges, feuilles, fleurs) qui, par leur mutuelle action, entretiennent la vie dans le tout qu’ils composent. Ils grandissent en se nourrissant par infussusception, c’est-à-dire en empruntant au monde extérieur des principes alimentaires qu'ils s’assimilent, qui pénètrent leur tissu et le développent dans une forme déterminée. Enfin, après avoir existé pendant un certain temps, ils périssent quand leurs organes sont usés, viciés ou brisés. La mort est done pour les végétaux une conséquence de leur vie, et leur espèce périrait, si Dieu, dans sa sagesse, ne les avait doués de la faculté de se reproduire, en donnant naissance à d’autres êtres vivants et absolument organisés comme eux.
4. Ce jeu des organes, cette vie, ce mode de croissance, cette existence limitée, cette reproduction merveilleuse, les plantes la partagent avec les animaux ; mais elles n’en restent pas moins à une immense distance d’eux par l'absence de mouvement volontaire et de sensibilité. Recevant du milieu qui les entoure (l’air, la terre et l’eau) une nourriture toute préparée, ils n’avaient nul besoin de ces deux. admirables facultés.
Aussi, un savant naturaliste, Linné, a dit avec une parfaite justesse : «Les végétaux occupent l’avant-dernier rang dans « la série des êtres dont l’homme est le roi. Les minéraux « croissent; les plantes croissent et vivent; les animaux « croissent, vivent et sentent; l’homme croit, vit, sent et « pense. » |
>. La Botanique étudie les végétaux sous un triple point de vue. Elle voit en eux des étres vivants, dont elle observe l’organisation ; des êtres distincts, qu'elle apprend à connaitre, à décrire et à classer; des étres utiles, dont elle recherche les propriétés et les usages. De là trois grandes parties dans notre ÉTUDE DES FLEURS : la botanique organique, ou étude de Forganisation et de la vie des plantes ; la taxono-
ÉLÉMENTAIRE. à nie, où classification des végétaux ; la botanique usuelle, c’està-dire appliquée à l’agriculture, à Fhorticulture, à la médecine, à l’économie domestique et industrielle,
6. On voit donc que la Botanique ne consiste pas uniquenent, commetrop de gens se l’imaginent, dans la connaissance pure et simple du nom donné aux différentes plantes. Réduite à ces termes, elle ne serait qu'un vain exercice de mémoire, aussi pénible qu'inutile, Si l'homme a cherché à décrire et à classer les végétaux, ce n’a été là pour lui qu'un moyen : son vrai but, c’est d'arriver à s’en servir pour son utilité.et pour son-agrément. Il trouve de plus dans l'étude des organes de la plante et du jeu de ces organes dans le phénomène de la vie, un vaste sujet d'instruction et de nombreux motifs d'admirer la sagesse, la puissance et la bonté de celui qui a écrit son nom,sur la corolle de la plus humble fleur de nos champs, tout aussi bien que sur le front scintillant des étoiles. k
QUESTIONNAIRE
Qu'est-ce que la Botanique ? — Qu'entend-on par végétaux ou plantes ? — Comment les plantes different-elles 1° des minéraux, 2° des animaux ? — Comment divise-t-on la Botanique ? — Quel est son vrai but ?
mr rt me mm et mme, -— = = = EE =