‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 3)Chapitre 3 sur 322 · NU · texte numérisé non relu

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nom de Flore horticole. Dans ce genre et dans ces limites , il n'existe encore aucun ouvrage élémen- {aire aussi complet. |

Le dictionnaire avait procuré à la première édition la plus grande partie de son succès ; je l'ai donc conservé fidèlement. Ses tableaux ingénieux. où setrahissait souvent le concours d'une main aussi délicate qu’exercée, offraient un éharme si piquant et si varié, que j'ai évité avec soin d'y toucher, de peur d’en flétrir la fraîcheur et la grâce natives.: Cependant la suppression de quelques articles qui, relatifs à la physiologie et à la classification, ont été transportés dans la partie élémentaire, où ils trouvent plus naturellement leur place; m'a permis d'introduire dans celle-ci de nom. breuses etutiles additions. C’est ainsi que j'ai pu ajouter les détails les plus nouveaux sur le choix , la culture ; la multiplication, les usages même de plantes: très-variées, destinées à orner nos parterres, à embellir nos bosquets et à enrichir nos vergers. Les amateurs qui, dans leurs moments de loisir, voudront s'amuser à faire un peu d'horticulture pratique, trouveront expliqués dans notre dictionnaire, les différents procédés de gretle employés de nos jours, avec les améliorations inventées par le génie et l'expérience modernes. La floriculture des salons, celle des fenêtres, y ont aussi trouvé leur place, et, par là, les personnes qui, reléguées au sein des villes , n'ont pas de jardin à cultiver à la campagne, trouveront le moyen de s’en

oh il os créer un qui ne sera pas sans charmes , sur leurs croisées pendant l'été, et dans leurs appartements pendant l'hiver. C’est ainsi que le dictionnaire, sans rien perdre de son agrément, deviendra, je lespère, encore plus utile.

En terminant cette préface, c’est pour moi un devoir de payer un tribut de reconnaissance aux savants aussi bienveillants que distingués qui m'ont aidé dans mon travail et secondé dans mes-recherches. Je citerai avee bonheur et en première ligne le respectable M. AuNIER, qui m'a ouvert généreusement ses magnifiques herbiers, et, ce qui vaut nieux encore, aidé des conseils de sa longue expérience. Je me souviendrai toujours de la bonté amicale, du zèle éclairé, de la persévérance dévouée avec lesquels il a encouragé mes efforts , éclairci mes doutes el complété mes recherches. Je ne dois pas oublier non plus M. Alexis Jordan, Phonneur de la botanique lyonnaise, dont les savantes monographies m'ont été très-utiles; M. Seringe, notre célèbre directeur du Jardin-des-Plantes ,. dont la Flore des Jardins (1) m'a fourni des renseignements précieux ; M. l'abbé Madenis, qui, dans son Manuel du Botaniste herborisant (2), a donné le premier le catalogue exact avecles caractères précis de nos espèces nouveiles ; et M. l'abbé Bichet, bo- (aniste distingué , qui m'a fait connaitre avec la

(1) Flore des Jardins et des grandes Cultures, par N.-C. Seringe, 3 vol. in-8 ; Lyon, 1849.

(2} Manuel du Botaniste herborisant, par M. l'abbé M., 1 vol. in-18 ; Lyon, 1852.

der plus cordiale complaisance les plantes spéciales du département de PAïin, dont jai pu ainsi enrichir notre Ætude des Fleurs. Qu'ils reçoivent ici, avec beaucoup d’autres, l'expression publique de ma vive gratitude ; si ce livre a quelque chose de bien, c’est à eux en grande partie qu'il en est redevable. Pour rassurer les personnes qui pourraient crain-dre que le livre de M. Chirat n’ait été complètement changé , je.dois leur dire que c’est bien toujours son ouvrage que je publie; aucun retranchement n’a été effectué, aucune addition n'a été faite, qu'il ne les eût préalablement connus et approuvés. Malgré tous mes soins et toutes mes précautions, j'ai dù nécessairement commet{re beaucoup d’erreurs dans cette Âlore ; je prie les botanistes qui s'en serviront de les noter avec exactitude et de vouloir bien me les transmettre : je recevrai avec reconnaissance toutes leurs observations, et j'en profiterai plus tard pour perfectionner mon travail.

Samnte-Foy-lès-Lyon, le 12° janvier 1853.

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