‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelle (volume 3)Chapitre 64 sur 322 · Blanc, lépre ou-meunier!(albigodes palin · texte numérisé non relu

Blanc, lépre ou-meunier!(albigodes palin

Le-blane a-une! si grande ressémblance avec la maladie de la vigne qu'il serait très-facile de-les-confondre. Commeelle, il-est: produit par des:champignons mieroscopiques: des génres oùdium: monilia,érysiphe,retc-5 leur odeurrest'absolument la même: G'estrune:sorte de poussière grisätre, farineuse-et terne qui s'attache aux feuilles etrauxjeunes pousses et gagne même quelquefois des fruits. On remarque le blanc sur lés lécumes; {sur différents arbres,-et, em particulier, sur le pêcher, quilifait périr:si con n'a pas soim de l'arrêter. Le rémède ést la çsulfunisation: qu'on pratique exactement: comme pour! kt vigne, di

232.49 Carieseharbon, rouille. Sous lenom:d'urédo, que les Latins.donnaient à:une maladie dut blé, les botamistes comprennent trois espèces de.champignons palvérulents; trop connus par les rayages qu'ils font aux.céréales «ce sont la carie, le charbon.et.-la rouille.

La carie (uredo- caries) est la plus funeste, Elle attaque souvent des champs-entiers, de froment-surtout. | Parasite d’autant, plus à craindre qu'ilest moins aperçu, elle vitaux dépens du lait végétal qui forme l’intérieur du grain, consume toute, Ja, féoule ; et lui: substitue. ‘sa poussière noirâtre,, ‘qui s’exhale avec une odeur infecte quand on bat le blé, Elle est alors si abondante qu’elle noircit les batteurs et tous les autres grains que la carie n'avait pas attaqués, La couleur noire

qui en résulte pour le pain, sans lerendre dangereux, lerent au moins très-dégoûtant. On estdone. obligé de laver le grain et de le bien sécher avant, la mouture: Dans tous les:cas, la carie cause toujours un grave dommage;-en attaquant/lapresque totalité des grains. d'un épi. ‘Ondes distiniguëe peutdes autres, re les grains paraissent Hs enflésret des gra melles. plus entr’ouvertes. | 02 5h aid

Le charbon (uredo carbo), nielle des blés,.est plus élément aperçu. IL noireit. en entier les épis:ouù les panieules desgraninées et en détruit les grains: C’est dans les ravoimes qu'il produit les plus grands ravages; mais ils n’approchent-ponit de ceux de la carie, La poussière. noire dont il recouvrer ls plantes attaquées n’a point de mauvaise odeur. 6 18

La rouille (uredo rubigo) muit plus à la paille-des cs qu'à leurs grains. C'est une poussière d’abord blanche;puis jaune, qui se développe sur les feuilles, les grainset le chauime des graminées. Ses ravages sont plus étendusiquerceuxrdu charbon : elle attaque souvent des champs-entiers, etrcommunique à la paille une très-mauvaise qualités Las aim auteurs même la disent mortelle pour les hestiaux, 1

Cette dernière espèce d'uredo a les plus grands: rapports avec celle qui s'attache à certains arbustes, et spécialement aux arbres fruitiers. 3h

Les cultivateurs ne sauraient, prendre trop de précautions contre ces parasites dangerenx. Leur poussière imperceptible; s’attachant aux grains, les pénètre et se-développe ‘avec eux, mais toujours à leurs dépens, quand elle trouve1des-eirconstances favorables : telles sont surtout les années pluvieuses et humides. Les terrains de plaine y sont aussi plus exposés que ceux des montagnes.

Le meilleur moyen pour garantir les céréales de la carieret du charbon , c’est de les chauler ;: c’est-à-dire-de tlaver ‘les grains qu'on veut semer dans une dissolution de chauxvive où de sulfate de cuivre. La vapeur de ces deux substancesiserait dangereuse pour le semeur, s’il n’avait la précaution dese placer de manière à être sous le vent. Il y aurait également du

ÉLÉMENTAIRE. 103 danger à faire de la farine ou à engraisser les bestiaux avec des grains passés au chaulage. -1160)0

: Quant à ‘là rouille, on lat prévient etron la guétiP sur les cel par la sulfurisation.

233. 5° Ergof: Souvent, dans les années humides et dans les terrains maigres ou siliceux, se. manifestent dans les épis du seigle commun des excroissances d’un violet noirâtre, oblongues, droites où arquées, et assez semblables à cette arme des vieux coqs dont elles portent le nom. On n'y à vu longtemps qu'une simple dégénérescence morbide des grains de l'épis plus tard on les a supposéesrésultant; comme le bédegard de la piqûre de quelques insectes; on s'accorde aujourd'hui à les considérer, avec de Candolle ; comme un ehampignon parasite qu'on à désigné sous le nom de selérotèum elamus.

Trop souvent ,; dans nos montagnes, les accidents les plus graves ont suivi l'usage du pain de seigle où lergot sé trouvait mêlé en proportion assez considérable (un cinquième ou un sixième). Des spasmes, des convulsions, des contractions des membres amènent souvent des affections gangréneuses , commençant par un fourmillement dans les membres, qui se paralysent peu à peu, se noircissent , se boursoufflent et'se détachent du corps.

Le meilleur remède pour préserver le seigle de ce champignon dangereux est encore le chaulage.

234. 6° Les mousses et les lichens, Ces plantes parasites s’amassent peu à peu sur le tronc et sur les branches des arbres qu’on néglige. Elles leur causent avec le temps le plus grand dommage, soit en vivant à leurs dépens, soit en empèchant l’action de l'air, de la lumière et de la chaleur sur leur écorce. Pour en’ débarrasser les arbres, on commence par racler les parties attaquées de manière à ne pas endommager l'écorce, et on applique sur l’arbre, avec un gros pinceau, de l’eau dans laquelle on a délayé de la chaux éteinte, Cette dernière opération se fait à la fin de hiver. S

Page 1