Le gui. Le gui (viscum album) est une plante pa
104 BOTANIQUE rasite-quiss'attache aux arbres; és'épuise et les tue! Si elle est en trop grande abondance, La multipäcation n’en ést que trop facile-par Le moyen dela! draine l'espèce dé! rive qui, $e rourrissant de ses baies gluantes, emporte à son béë les grainès qui s'yrcollent, et les dissémine ‘en! lessuyant aux pra ff Dé quelque côté qu'elles s'y'attachént, éllés s'Y dévetoppéñt en tous sens; aussi bien en bas qu en lit, différant én cela dés aütrés plantes vasculairés, qui tendentä monter. ‘Dès’ qu une tige de gui paraît sur un arbre; il faut l'enlever avec présittion ; car il adhère à la branché comme &il était bréffé Sur elle: 2 SJ it -2ES
236.8) Le dierre (hedera:heliæ),Si connu par$onvért feuil: lage etisa tigé grimpante , est un! peu mins parasité que? le gui, puisqu'il emprunte à la terré Sa principale nourriture : mais-ilse cramponne aux troncs qu'il embrasse délses étréintes! soutire nécessairement quelques portions dés fluides deux qui les parcourent, et entretient sur l’écorce uné fünesté”Hüz midité. Aussi voit-on bientôt languir et dépérir les arbres! qui én sont chargés. Le meilleur moyen de $'en'défäite”estde couper le Herre par le pied ; privé ‘de sa communication avec le sol, il meurt bien vite, et on PHARE facilement quand il est desséché. » 291 HOE
237. J°Cuscute. La cuscute estun dangereux parasite quimérite bien d'êtresignalé ici. Elléné attaque qu'aux plantes her-
“bacées; mais, s'étendant de proche énproche elle inféste quélquefois des champs entiers. C’est surtout au trèfle, Al luzèrne etrau lin que la cuscute s'attache. On voit bientôt leur ets disparaître comme sous une espèce dé lèpre; ét quand on les examine de près, on découvre la cuscuté, dont les tiges, sem blaäbles àdes cheveuxrouges, se sont enroulées fout cé qu’elles ont pu saisir, ét'ont groupé partout leurs bouquets de fleurs blanchâtres, assez analogues à de grosses pustules.
Pas d'autre remède à employer que dé faéher à rase térré le‘champ tout entier infesté par la cuscute; de brûler tout'ee que lon enlève du sol, de faire un labour profond, ét de sernér des céréales à la place.
ÉLÉMENTAIRE. 10% 238, 109, Orobanches. Toutes es /-orobanchesisont anssi des parasites ;.mais,elles ne s'attaqnent pasrauxitiges, c'est aux 'racines qu'elles. font, la guerre. Les deux espèces les plus:dangereuses.sont, la petite (orobanche nvinoit).! qui s'attaque aux trèfles et, la rameuse, (orobanche:ramost): qui!siimplante sur Je chanvre. Elles peuvent; comme la,cuscute, ravager des champs entiers, parce que, cormme.elle, elles se-multiplient beaucoup, il faut, pour s'en, défaire -renoncer/à la: récolte ide l'année, l'arracher prose ent eturenouveler:la: Alade par deux ou, trois labours profonds, à bg | 239. 11° La cloque. C'est une excroissance qui se produit sur les feuilles,et sur, les bourgeons. de certains arbres, ét°en particulier du.pècher., Elle paraît d'abord,sous Faspeet: d'une teinte rougeàtre; dix à vingt jours après, des feuilles deviennent, boursoufflées, erispéas; contounnées, ternes et épaisses; les, bourgeons, se :gonflent,et. cessent, descroilre; les jeunes pousses meurent oùrestent.sirabougries qu'elles ne peuvént donner, des.branches: à fruit l'année, suivante, . Cette maladie. paraît avoir pour/cause les vents froids et humides, qui, succèdent brusquement à quelques jours de chaleur. Elle, est très-nuisible.à Farbre, en ce que:les boursoufflures des feuilles absorbent une grande partie de la sève, qui, se trouve ainsi. perdue -pour les bourgeons, et en ce: que dans, ces, boursoufflures se, forment de petites pochettes où:les insectes -nuisibles se, logent.,et,,se :propagent,
240. On-prévient, la cloque;en mettant, au: mur, des chaperons, ou, si on,ne le peut,des auyents mobiles. Ges auvents mobiles; sont, tout.simplementde-petites planches inelinées en talus, qu'on place. à 10 ou 46.centimèttes aw dessis de lendroit où se terminent les plus forts rameaux; ontles laisse dépuis, le mois de janvier jusqu'au milieu:de mai,
Si, malgré.cette précaution, on-aperçoil la eloque attaquer les pêchers, il ne, faut pas attendre, qu'élle soit entièrenrent développée; il faut la faire disparaitre aussitôt qu'elle com mence à se montrer. Il.suflit aJors de retrancher Jesyjeunes feuilles sur lesquelles on remarque la couleur rouge. Si, par
manque “de temps ou d'attention, la maladie était arrivée à son ‘dernier période, il faudrait ‘erilever de chaque feuille toutes les portions affectées, et, quant aux bourgeons, en éxtraire la partie malade ‘en les rognant entre Fongle du ‘poûce et celui de Findex. Enfin, au moment de la reprise de la sève, si les jeunes rameaux-sont encore malades, on rabattra par la taillé les bourgeons sur les yeux sains. Mais on a beau faire, quand on attaque la maladie trop tard, il est très-difficile de l'extirper, et la récolte est ordinairement perdue au moins pour un an : il vaut donc infiniment mieux la prévenir ou la guérir dès le commencement.
241. 12° La gomme. La gomme est un sucmorbifique propre aux arbres qui portent des fruits à noyaux, els que les cerisiers, les abricotiers, les pèchers, etc. La. gomme. se forme entxe J'écorce. et l’aubier, où elle. se coagule.et se dépose. Si l’écorce offre peu de résistance, elle se fend, et la gomme
s'échappe : le mal alors est peu considérable. Mais si l'écorce est épaisse et résiste, la gomme arrètant la circulation de la sève, la branche d’abord et l’arbre lui-même peuvent périr. Les magnifiques abricotiers de la plaine d’Ampuis, qui enrichissaient de leurs produits le marché de Lyon, ont presque tous succombé sous l'action de la gomme qui les a envahis.
Cette maladie se montre ordinairement au fort de l'été ; elle à pour causes tantôt une taille ou un ébourgeonnement intempestifs, tantôt une lésion faite à l'écorce, le plus souvent des variations subites dans la température.
242. Le remède consiste à couper les rameaux attaqués à quelques centimètres au dessous de la partie gommée. On peut encore pratiquer des incisions longitudinales pour faire écouler la gomme, quand on peut découvrir Pendroit où il s'en est formé un dépôt.
Telles sont les principales maladies qui peuvent altérer ou détruire la vie des végétaux. Il est inutile d'ajouter que les remèdes que nous avons indiqués ne sont pas tous et toujours infaillibles, pas plus que ceux indiqués par la médecine ne sont tous et toujours infaillibles pour guérir les maladies de notre Corps,
ÉLÉMENTAIRE. 107 Ainsi se trouve terminée notre histoire de la vie des plantes, eten mème temps la première partie de notre ouvrage, contenant la botanique organique ou physique végétale. Maintenant il nous faut continuer notre tâche ; nous n'avons parcouru qu'un tiers de notre course en étudiant la botanique organique ; entrons dans le second, qui est la taxonomie, cest-à-dire l'application des, lois générales de Ja elassification au règne végétal.
QUESTICNNAIRE,
Est-il des causes qui nuisent aux plantes en s'’opposant au développe ment de leurs organes? — Que penser de l’oidiatie, ou maladie de La vigne, ét comment la guérir ; de la maladie: des pommes de terre, el comment Là prevenir? — Qu'est-ce que le blanc, la rouille, la carie, Le charbon, l'ergot?- Quelles sont les plantes parasites quinuisent aux végétaux, et comment faut-il s'en débarrasser ? — Comment .obvier à La cloque et à la gomme ?
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