FAMILLE. — SOLANÉES
C’est moins par sa beauté que par son utilité que cette famille se recommande à notre attention. Pour se convaincre de son importance, il suffit de savoir qu’elle renferme la Jusquiame et la Belladone, le Bouillon-blanc et le Tabac, le Piment et l’Aubergine, la Tomate et la Pomme de terre, Si donc, en cueillant les Solanées, nos yeux ne sont point toujours charmés par leclat de leurs couleurs, si notre odorat n’est pas attiré par la suavité de leurs parfums, bénissons au moins la bonté de la Providence, qui nous a ménagé dans les unes un remède pour nos maladies, dans les autres une nourriture bienfaisante ou un assaisonnement précieux.
Les Solanées sont presque toutes des plantes herbacées. Leurs feuilles, toujours alternes, sont tantôt simples, dentées, sinuées-lobées ou pennatifides, tantèt pennées. Leurs fleurs, communément axillaires, mais naissant un peu au dessus de Faisselle des feuilles, ont un calice monosépale, à 5 divisions plus ou moins profondes, et une corolle monopétale , ordinairement à à lobes, et offrant les diverses formes de roue, de cloche, de coupe ou d’entonnoir ; 5 éfamines, insérées à la base de la corolle, alternent avec ses divisions : 1 seul style, portant un stigmate simple , termine un ovaire unique, qui devient tantôt une baie, tantôt une capsule, mais se divise toujours au moins en 2 loges polyspermes.
L'° Tauisu : VERBASCÉES. — Fruit capsulaire.
CCCX VIE. DaATurA (L.). DATURA.
Calice à 5 divisions caduques et à base persistante ; coro//» en entonnoir, & à plis et à 5 dents brusquement acuminees ; capsule à 4 loges s’ouvrant par 4 valves.
1071. D. srramoniuu (L.). D. STRAMOINE. (Vulg. Pomme épineuse.)
Plante à odeur fétide. Tige de 3-8 déc., herbacée, droite, rameuse-dichotome; f. glabres, d’un vert sombre, ovales. inégalement sinuées-dentées; capsule ovale, dressée, hérissée d’épines divergentes; fl. blanches, portées sur de courts pédoncules, ®. Juillet-septembre. (V. D.)
Décombres, lieux incultes, vignes, bord des chemins, dans le voisinage des
habitations : Oullins; Irignys; Saint-Hrénée,\ vers les aquedurs ‘des Massués : Pommiers, près de Villetrauçhe ;. Saiut-Georges-de-Reneins;,€t; dans FAun, Montmerle, Culoz, ruines de l’abbaye de Mejriat. A. R. te & 1072. D. raruLa (L.). D. raruLsa. — D. chalybæa (Koch}za
Tige d’un violet foncé, souvent marquée de points verdatres ; f. à pétiole et nervures teintes de. violet, ainsi que le calice ; f. d’un violet clair, rayées; du reste, semblable au précédent, dont beaucoup d'auteurs n’en font qu'une variété. @). Juillet-septembre.
Vignes à Pommiers, près de Villefranche ; dans un bois à Néron.— Probablement échappé des jardins, où on le cultive quelquefois,
CCCXVIIL Hyoscyamus (L.). JUSQUIAME,
Calice tubuleux-campanulé , à 5 divisions persistantes , s’accroissant après la floraison; corolle en entonnoir oblique, à 5 lobes inéqaux; capsule à 2 loges, renflée à la base, s'ouvrant au sommet par un-couvercle: horizontal; comme une boite à savonnette. Plantes herbacées,
1073. H: nicun (L:). JUNOIRE. wi
Plante hérissée de poils blanéhâtres et éxhalant une odeur repoussante. Tige de 2-8 déc., droïte, rameuse ; f. d’un vert vale, molles, ovales, sinuées-anguleuses où snuées-lobées, les radicales pétiolées, les sup. amplexicaules; fl. ‘d’un jaune livide, veinées de lignes brunes, presque Sessiles, en grappes unilatérales avant la forme d’épis. @et ©. Juin-Juillet.(V.D.)
Murs, rochers, bord des chemins, dans le voisinage des habitations : Écully; Oallins ; Villeurbanne; Saint-Alban, près Lyon; Evoges, ete. P. R.