CCCXIX. VERBASCUM (L.). MOLÈNE
Calice à 5 divisions ; corolle en roue, à 5 segments un peu inégaux ; à étamines inégales, penchées, à filets souvent velus à la base, dilatés à leur sommet, qui porte les anthères insérées transversalement ou obliquement; capsule ovale, à 2 loges polyspermes. Plantes herbacées.
* Feuilles caulinaires plus ou moins décurrentes. 1074, V, rHarsus (L.). M: BOUILLON-BLANC.
Plante entièrement recouverte d’un duvet court, laineux, un peu rude, d’un blanc jaunûtre ; tige de 1-2 m., droite, robuste, simple; f, épaisses, crénelées-dentées, les radicales et les inf. très-grandes, atténuées en un pétiole ailé, Les autres sessiles et entièrement décurrentes de l'une à l'autre, d'autant plus étroites et plus courtes qu’on se rapproche davantage du sommet; étamines sup. plus courtes, à filets lai-
SOLANÉES. 331 neux-blanchätres, les inf: plus longues, à filets glabres, ou munis seulement de:quelques poils épars ; fl. jaunes, réunies par petits paquets sessiles, disposés en un long épi terminal, @. Juillet-septembre. (V. D.)
a. V. Schraderi (Méy.). Corolle concave, d’un jaune pâle ; anthères dés éta- “mines inférieures 4 fois plus courtes que leurs filets. b. V. thapsiforme (Schrad.). Corolle plane, d'un beau jaune, plus grande; ‘anthères dés étamines inférieures à peu pres 2 fois plus courtes que leurs filets.
Bord des chemins, bois pierreux. C:
10Y5. V. cRASSIFOLIUM (D. C.). M. A FEUILLES ÉPAISSES. — V. montanum (Loïis.).
Diffère de la variété b de la précédente par les filets des étamines, qui sont fous entiérement glabres. @). duillet-septembre.
Au dessus de Thoiry (Ain). R.
1076. V. PHLOwo1IDEs (L.). M, FAUSSE PHLOMIPE.
Plante entièrement couverté dun duvet laineux et jaunâtre. Tige de 4-19 déc., droite, raide, ordinairement simple. quelquefois rameuse au sommet ; f. épaisses, crénelées-dentées, les radicales et. les inf. ovales-oblongues, atténuées en un pétiole ailé, les caulinaires sup. plus courtes, plus étroites, sessiles et un peu décurrentes, mais jamais entièrement de lune à l'autre; étamines comme. dans le verbascum. thapsiforme; fl. Jaunes, grandes, réunies par petits, paquets sessiles, formant un long épi terminal, interrompu à la base. @). Juillet-septembre.
Lieux sablonneux : Perrache ; Meyzieu. R.
— Le V. sinuatum (L.) à été récolté, mais ne se retrouve plus à la digue de la Tète-d’Or ; il y avait été semé.
** Feuilles caulinaires sessiles, maïs non décurrentes. 1077. V. LycHNITIs (L.). M. LYCHNITE.
Plante couverte d’une espèce de poudre grisâtre qui se détache sous les doigts. Tige de 3-8 déc., droite, rameuse et anguleuse au sommet; f. crénelées, les inf. oblongues, atténuées en pétiole, les sup. ovales, sessiles, mais 707 amplexicaules, toutes vertes et un peu pubescentes en dessus, blanchâtres et tomenteuses-pulvérulentes, mais non recouvertes d'un duvet floconneux en dessous; étamines toutes à filets munis de poils blancs ou jaunâtres ; fl. blanches ou jaunes, petites, pédicellées, en petits paquets sur les rameaux, qui, redressés contre la tige, forment par leur réunion une panicule contractée. @. Juillet-septembre. |
Bord des bois et des chemins. C.
1078. V. rLoccosuu {Waldst. et Kit.). M. FLOCONNEUSE. — V. pulverulentum (Smith).
Plante plus ou moins couverte d'un duvet blanc, floconneux, c'enlevant facilement sous les doigts, Tige de 3-10 déc., droite, arrondie, rameuse au sommet; f. oblongues-elliptiques, crénelées ou presque entières, les inf. atténuées en pétiole, les sup. sessiles et au moins demi-amplexicaules, toutes couvertes, surtout en dessous, d'un duvet floconneux ; filets des étamines tous munis de poils blanchätres ; fl. jaunes, petites, un peu pédicellées, en petits paquets sur les rameaux, qui, écartés de la tige, forment par leur réunion une panicule ouverte. @). Juillet-septembre. |
Le long des chemins : Pierre-Bénite ; vers les aqueducs de Randin, à Éculir ; Revrieux (Ain). R.
1079. V. xicruat (L.}. M. NOIRE.
Tige de 5-10 déc., droite, ferme, d’un rouge noiràtre, cotonneuse , anguleuse au sommet; f. crénelées, d’un vert sombre, presque glabres en dessus, grisàtres et tomenteuses en dessous, Les radicales et les inf. en cœur et portées sur de longs pétioles rougeätres, les sup. ovales-oblongues, sessiles ou presque sessiles; filets des étamines tous garnis de poils violets ou rougeätres ; fl. jaunes, pédicellées, réunies par petits paquets formant une longue grappe terminale. Q). Juilletseptembre.
b. V. Parisiense (Thuill.). Tige émettant au sommet quelques rameaux si rapprochés de l'axe principal qu'ils lui deviennent parallèles. Bois, bord des chemins : Villeurbanne; Saint-Alban, près Lyon; Givors ; la Grande-Chartreuse; Saint-Germain-de-Joux ; Chézery et tout le Hart- Bugey. :
1080. V. Cæaixt (Vill.). M. ne Cuarx. — V. Gallicum (Wild.).
Cette plante, distinguée par Villars de l’espèce précédente, en diffère 4° par sa fige arrondie, toujours ramifiée au somnmet, 4 rameaux formant un angle trés-ouvert avec l'axe principal; 2% par ses f. ‘plus velues-tomenteuses , plus profondément lobulées-dentées, ordinairement incisées-lyrées à la base; 3° par ses fi. plus petites, portées sur des pédicelles moins longs. @). Juillet-août.
Bord des prés, bois pierreux, à la Grande-Chartreuse. R.
1081, V.mixrus (Ram.). M. mixte. — V. nigro-pulverulentum (Smith). — Y. nigro-floccosum (Koch).
Cette plante n’est qu’une hybride, suivant les uns , des Verbascum nigrum et pulverulentum, suivant les autres, des Ferbascum nigrum et floccosum. On la reconnaît aux caractères suivants : tige de 5-10 déc., cotonneuse , droite, anguleuse et ranifiée au sommet ; f. ovales-oblongues, crénelées,
vertes et légèrement pubescentes en dessus, tomenteusescendrées en dessous, les radicales pétiolées, arrondies, mais non en cœur à la base, les sup. sessiles et un peu amplexicaules ; étamines à filets munis de poils violets, quelquefois entremélés de poils blanchâtres; fl. jaunes, plongées dans un duvet cotonneux trés-épais, disposées par petits paquets en. grappes interrompues, formant par leur réunion une panicule terminale. @. Juillet-septembre.
Lieux secs : Mont-Chat, près la Guillotière. R.
1082. V. BLATTARIA (L.). M. BLatTAIRE. (Vulg. Herbe aux mites.)
Tige de 4-12 déc., droite, simple ou rameuse, hérissée au sommet de petits poils blanchätres et glanduleux ; Î. vertes, crénelées ou sinuées, glabres au moins dans la moitié inf. de la tige, les inf. oblongues, obtuses, rétrécies à la base, les caulinaires sessiles et demi-amplexicaules , devenant de plus en plus petites ; éfamines à filets hérissés de poils violets ; fl. Jaunes, quelquefois blanches, un peu violacées à la gorge, ordinairement solitaires, portées sur des pédicelles 1-2 fois plus longs -que le calice , disposées en grappe terminale effilée. @. Juillet-septembre. (V. D.)
Bord des chemins. P. R.
1083. LE rural (Lamk.). M. Fausse BLÂTTAIRE. — V. virgatum Jith.).
Diffère de la précédente 4° par ses f. plus ou moins pubescentes, au moins en dessous; 2 par ses fl., qui sont ordinairement réunies par 2-4 et portées sur des pédicelles tout au plus égaux au calice, souvent plus courts. @. Juillet-septembre.
Lieux incultes : Perrache, Sainte-Foy-lès-Lyon ; bords de la Saône. R.
.— On trouve des individus qui paraissent intermédiaires entre les V. blattaria et blattarioïdes. Ils ont tout à la fois les f. glabres et les fl. disposées par petits faisceaux, portées sur des pédoncules tout au plus égaux au calice.
Ie Triso : DULCAMARÉES. — Fruit en baie.