V. VERNA (L.). V. PRINTANIÈRE
Tige de 4-15 cent., dressée, un peu ferme, entièrement couverte de poils très-courts; f. pubescentes, les radicales ovales, entières ou dentées, les caulinaires inf. et moyennes pennatipartites, à 3-7 partitions obtuses et inégales, les sup. linéaires, alternes et entières; graines convexes d’un côté et planes de l'autre ; petites fl. d’un bleu pàle, rayées de veines plus foncées, portées sur des pédicelles plus courts que le calice. @. Avril-mai.
Pelouses arides : Bonnand ; Chaponost, vers le moulin de Barail. R.
1256. V. ACINIFOLIA (L.). V. A FEUILLES DE THYY“.
Tige de 4-10 cent., pubescente-glanduleuse, simple ou ramifiée dès la base, et alors à rameaux extérieurs arquésascendants ; f. énf. et moyennes à court péfiole, opposées, ovales, légérement crénelées, les sup. alternes, lancéolées et très-entières; capsule obcordée, plus large que haute, échancrée jusqu’en son milieu ; graines convexes d’un côté et planes de Pautre ; petites fl. bleues, portées sur des pédicelles plus longs que les feuilles de l’aisselle desquelles elles partent. @. Mars-mai.
Champs sablonneux ou argileux : Écully; Francheville; Dardilly ; la Pape ele: P.C,
1257. V. TRIPHYLLOS (L.). V. A FEUILLES TRILOBÉES.
Tiges dressées ou ascendantes, couvertes, surtout au sommet, de petits poils glanduleux ; f. un peu charnues, les inf. ovales, crénelées, les moyennes à 3-5 lobes ou segments inégaux et comme digités, les sup. quelquefois réduites à un seul segment linéaire; graines noires, creusées d’un côté en forme de petite coupe; fl. d’un bleu foncé, portées sur des pédicelles plus longs que le calice après la floraison. @. Mars-mai.
Champs, moissons. C. C.
1958. V. PRæcOx (AIL.). V. PRÉCOCE.
Tige dressée ou ascendante, pubescente-glanduleuse ; f. un peu charnues, souvent rougeâtres en dessous, les inf. opposées, ovales, en cœur, profondément crénelées, à court pétiole, les sup. alternes, lancéolées, incisées, plus rarement entières ; graines jaunûtres, creusées en forme de petite coupe ; capsule ovale-oblongue, obcordée, à lobes renfles; f]. d’un beau bleu, quelquefois roses, portées sur des pédicelles un peu plus longs ou à peine plus courts que la feuille après la floraison. @. Mars-mai.
; CRAN sablonneux : Villeurbanne; Saint-Alban, près Lyon; Écully, à Ranin. A.
1259. V.AGRESTIS (L.). V. RUSTIQUE. — V. pulchella (Bast.).
Tige rameuse et entiérement couchée ; f. opposées ou alternes, pubescentes ou glabres, pétiolées, ovales, en cœur, profondément crénelées-dentées : pédoncules penchés après la floraison, d’abord plus courts que la feuille, l'égalant à la fin ou la dépassant un peu; capsule peu ou point ridée, à lobes de l’échancrure renflés, non divergents ; fl. bleu de ciel, blanches au centre, et ordinairement sur le segment inf. de la (VD rayées de veines plus foncées. @. Janvier-octobre.
Lieux cultivés. C. C. C.
LENTIBULARIÉES. 387
b. V. polita (Fries). F. d’un vert obscur, souvent glabrescentes; style saillant hors des lobes de l'échancrure; capsule pubescente; fl. d'un bleu tendre, à segments tous de la même couleur. — La Pape.
1260. V. Buxpaumrt (Ten.). V, DE BuxBaum, — V. persica (Poir.). — V. filiformis (D. C.).
Tige rameuse et entièrement couchée ; f. pubescentes, pétiolées, ovales, en cœur, profondément crénelées-dentées, les inf, opposées, les moyennes et les sup. alternes; pédoncules filiformes, recourbés et penchés après la floraison, beaucoup plus longs que les feuilles; capsule fortement ridée, à lobes de l’échancrure comprimés et très-divergents ; fl. bleu de ciel, blanches au centre, rayées de veines plus foncées. ©. Marsmai et automne.
Lieux cultivés : la Tête-d’Or; environs de Vienne. KR. 1261. V. HEDERÆFOLIA (L.). V. A FEUILLES DE LIERRE.
Tige velue, rameuse et entiérement couchée ; f. velues, pétiolées, opposées et alternes, les. radicales ovales et entières, les caulinaires ovales, un peu en cœur, divisées au sommet en 3-0 lobes entiers, dont le terminal est plus large que les autres ; pédoncules recourbés et penchés après la floraison, égalant ou dépassant un peu les feuilles; calice à segments en cœur, aigus, ciliés ; capsule presque globuleuse, à 4 lobes arrondis ; petites fl. d’un bleu pêle ou lilacé, quelquefois blanchâtres. ®. Janvier-juin, et souvent en automne. (V. D.)
Lieux cultivés, moissons, vignes, haies. C. C. C.
64° FamiLe. — LENTIBULARIÉES (1).
Cette famille doit son nom à de petits ballons en forme de lentille qu’offrent les feuilles des Utriculaires, qui composent un de ses genres. Elle ne contient que des plantes herbacées, croissant au milieu des eaux, dans les fentes des rochers humides ou dans les prairies tourbeuses. Leur corolle, trés-irréqulière, a 2 lèvres, dont l’inférieure est prolongée en éperon. Le calice, persistant, est tantôt bilabié, tantôt à 5 divisions peu inégales. La fleur ne renferme que 2 étamines, et le fruit, qui est une capsule uniloculaire et polysperme, est surmonté par un style unique très-court, terminé par un stigmate bilobé. Les graines, très-petites, sont dépourvues d'albumen.
-CCEXC. PixGuicuza (Tournef.). GRASSETTE.
Calice à 5 divisions peu inégales, formant comme 2 lèvres.
(1) De lenticula, lentille, et bulla, ballon, vessie.
388 LENTIBULARIÉES.
parce que les 3 sup. sont dressées, et les 2 inf. réfléchies ; corolle à 2 lèvres entr'ouvertes, la sup. échancrée, l'inf. à 3 lobes; hampes uniflores, à feuilles entières, toutes radicales, d'apparence huileuse.
1262. P. vuzçais (L.). G. couuuxe. (Vulg. Langue-d'oie, Herbe grasse.)
Hampe de 3-10 cent.; f. ovales-oblongues, un peu contournées, d’un vert jaunâtre, étalées en rosette radicale ; éperon linéaire, légérement recourbé, un peu plus court que le veste de la corolle ; fl. passant du bleu au violet. %. Maijuillet. (V. D.)
Prairies marécageuses des hautes montagneuses : Pierre-sur-Haute ; et dans l'Ain, sous la fontaine Egraz, en montant de Châtillon à Retord, et à Lavours, près Belley. — Gilibert l'indique à Pilat, dans les prairies humides; je ne connais personne qui l'y ait retrouvée.
1263. P. cRaNDIFLORA (Lamrk.). G. À GRANDES FLEURS.
Diffère de la précédente 1° parce qu’elle est de moitié plus grande dans toutes ses parties; 2° par l’éperon, qui est droit et égal à peu prés au reste de la corolle. La fleur est ordinairement d’un beau bleu-violet, plus rarement rose. %. Juinjuillet.
Pâturages des hautes montagnes du Bugey : Retord; Colliard; Lélex; sommet du Reculet.
1264. P.aAzpiva (L.). G. Des ALPes.—P. flavescens (Schrad.).
Hampe de 5-10 cent.; f. elliptiques, un peu contournées, d’un vert jaunâtre, étalées en rusette radicale; éperon conique, au moins aussi large que long ; fl. blanchätres, marquées à la gorge de deux taches jaunes. @). Juin-juillet.
Rochers humides des hautes montagnes : le Grand-Som et Charmansom, à la Grande-Chartreuse; le Reeulet et dans les grands creux de la montagne d’Allemogne.