‹ Etudes des fleurs botanique, élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 643 sur 718 · CCCXCI. UTRICULARIA (L.). UTRICULAIRE · texte numérisé non relu

CCCXCI. UTRICULARIA (L.). UTRICULAIRE

Calice à 2 lèvres égales ; corolle personnée, à 2 lèvres, l'int. plus grande que la sup.; hampes pluriflores, à feuilles submergées, découpées en segments capillaires, dont quelques uns au moins sont munis de petites vessies (utricules). Plantes aquatiques.

1265. U. vuzGanis (L.). U. commune.

Hampe de 1-3 déc., munie de quelques écailles; f. pennatiséquées, à segments capillaires, munis de vésicules nombreuses ; éperon conique, égalant environ la moitié de la corolle ; lévre sup. de la corolle à peu prés entière; gorge à palais renflé ; fl. assez grandes, d’un beau jaune, à palais rayé de lignes orangées, portées sur des pédoncules alternes, nais-

OROBANCHÉES. À 389

sant à l’aisselle de petites bractées, et disposées au nombre de 4-10 en grappe terminale. %. Juin-août. (V. D.)

Mares et eaux stagnantes : la Tète-d'Or; Villeurbanne; Dessine; Pont- Chéry ; environs de Belley; Peyrieux; marais de Divonne. P. C. 1266, U. miNoR (L.). U. NAINE. ?

Plante plus petite que la précédente dans toutes ses parties. Hampe de 5-15 cent., portant souvent de petites écailles espacées ; f. palmatiséquées, à 2-3 segments courts, capillaires, dichotomes, multiséqués, munis de vésicules peu nombreuses ; éperon réduit à une petite bosse conique, beaucoup plus courte que la moitié de la corolle ; lévre sup. de la corolle échancrée ; gorge à palais plane, non renflé; petites fl. d’un jaune pâle, à palais rayé de brun, disposées comme dans lespèce précédente. %. Juillet-août.

.Marais de Vaux-en-Velin et de Divonne; sources à Dessine. 4. R.

65° Famizze. — OROBANCHÉES (1).

Si nous disions simplement, avec Linné, que les Orobanbanchées sont des plantes dont le calice est campanulé ou à 2 lèvres, la corolle plus ou moins labiée, les étamines didynames, l'ovaire glanduleux à sa bâse antérieure, la capsule uniloculaire, à deux valves libres, portant chacune deux plucentas longitudinaux chargés de semences , nous ne ferions que donner les caractères par lesquels elles ressemblent à un grand nombre de plantes de la famille des Personnées. Pour les en distinguer, il faut y ajouter les attributs, bien plus tranchés, tirés de la germination, de l’organisation intérieure et de l’ensemble de la végétation. ‘

Sous ce nouveau point de vue, les Orobanchées sont des plantes parasites, dont la racine, plus ou moins renflée, plus ou moins revêtue d’écailles à l'extérieur, s’implante toujours sur celle d’une plante étrangère, aux dépens de laquelle elle vit. Leur éige, munie d’écailles au lieu de feuilles, est remarquable par la substance dont elle est formée : elle ne se compose point d’un parenchyme vert,. comme les autres plantes de cette section, mais uniquement d’un tissu cellulaire blanchâtre, recouvert d’une cuticule de couleur variable, mais jamais verte.

Les Orobanchées sont d'une étude difficile. I est indispensable de connaître à quelles plantes appartiennent les ra-

() De Ô0060c, orobe, espèce de plante de la famille des Légumineuses, et #y4w, étoufer.

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cines sur lesquelles elles croissent, et lon ne doit admettre en herbier que des échantillons adhérant à ces plantes, qu’on dessèchera en même temps.

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