S. ALBA (L.). S. BLANC
Arbre à rameaux dressés; f. oblongues-lancéolées, acuminées, finement denticulées, à dents ascendantes, blanchatres-soyeuses surtout en dessous et pendant leur jeunesse; stipules lancéolées; 2 étamines libres, à anthères jaunes ; capsules glabres, à pédicelle égalant à peine la glande qui l'accompagne ; chatons contemporains. . Avril-mai. (V. D.)
Bord des eaux, prairies humides. C. C. C.
b. S, vitellina (L.). Ecorce d'un beau jaune sur les rameaux; f. à peu près glabres quand elles sont vieilles.—Cultivé sous le nom d'Osier jaune.
1401. S. FRAGILIS (L.). S. FRAGILE.
Arbre à rameaux fragiles quand ils sont bien développés ; f. oblongues-lancéolées, longuement acuminées, finement denticulées, à dents un peu recourbées, légèrement soyeuses en dessous dans leur jeunesse, mais ensuite glabres sur leurs deux faces; stipules en demi-cœur ; 2 étamines libres, à anthères jaunes; capsules glabres, à pédicelle 2-3 fois plus long que la glande qui l’accompagne; chatons contemporains. #. Avril-mai. (V. D.)
Endroits humides: Francheville; Pierre-Bénite; Bonnand ; bords de la Saône à Trévoux; le Jura. P. C.
++ Écailles des chatons persistant encore à la maturité des capsules.
1102. S. TriAnDra (L.). S. À rRoIs ÉTAMINES.—S. amygdalina (L.). (Vulz. Osier brun.)
Arbrisseau à jeunes rameaux d’un vert foncé ou jaunètre ; f. lancéolées, acuminées, dentées en scie, très-glabres, souvent elauques en dessous, à fibres peu saillantes; stipules en demi-cœur; 3 étamines à anthères jaunes; capsules glabres, à pédicelle 2-3 fois plus long que la glande qui l'accompagne ; chatons contemporains. b. Avril-mai.
Iles du Rhône; la Tête-d'Or, bords de la Loire; environs de Nantua. A. C.
(1) Comme les stipules des Saules sont en général très-caduques, il faut les observer sur les rameaux stériles et vigoureux, où elles persistent davantage.
440 AMENTACÉES.
** Écailles des chatons brunes ou noires au moins au sommet.
+ Anthères d’un beau rouge avant l'émission du pollen, devenant ensuite brunes ou noires.
1403. S. moxaxpra (Hoffm.). S. A UNE ÉTAMINE.—S. purpurea (L.).
Arbrisseau à écorce olivètre ou rougeâtre; f. oblongueslancéolées, acuminées, élargies au sommet, planes sur les bords, glabres, glauques en dessous; 4 seule étamine, formée de 2 à filets et anthères soudés dans toute leur longueur; style très-court; capsules tomenteuses; chatons précoces et contemporains. b. Mars-avril. (V. D.)
b. S. helix (L.). Rameaux très-effilés, ordinairement rouges; f. très-étroiles ettrès-atlongées.
Iles et bords du Rhône: Ruffieu, le long des ruisseaux, etc.—La variété b cultivée sous le nom d'Osier rouge.
1404. S. ruBRA (Huds.). S. RouGE.—<. fissa (Ehrh.).—<$. virescens (Vill.).
Arbuste à rameaux rougeàtres ; f. lancéolées, acuminées, un peu roulées sous les bords, d’abord pubescentes en dessous, puis glabres quand elles sont adultes ; 2 étamines à filets soudés dans leur moitié inférieure; style allongé; capsules tomenteuses ; chatons précoces et contemporains. 5. Mars-avril.
Bords de la Saône et du Rhône. P.C.
TT Anthères jaunes avant et après l'émission du pollen. 1405. S. DAPHNOIDBES (Vill.). S. FAUX DAPHXÉ.
Arbre élevé, à rameaux souvent couverts d’une poussière trés-fine, d’un blanc bleuätre ou cendré; f. très-grandes, fermes, elliptiques ou oblongues-lancéolées, acuminées, bordées de petites dents glanduleuses,. un peu velues dans leur jeunesse, mais ensuite glabres, luisantes et d'un beau vert en dessus, glaucescentes en dessous ; stipules en demi-cœur oblique, bordées, comme les feuilles, de dents glanduleuses; 2 étamines libres, longuement saillantes; style allongé; capsules glabres, d'un blanc luisant ; chatons précoces, couverts d'un duvet soyeux et giisätre, d’abord ovoïdes et dressés, puis à la fin oblongs et arqués. b. Mars-avril.
Iles du Rhône, à Peyrieu, près Belley, et à Villette-d’Anton ; Châtillon-les- Dombes, à Bissieu. R.
1406. S. viuinazis (L.). S. DES vANNIERS. (Vulg. Osier vert.)
Arbrisseau à rameaux bruns ou verdàtres; f. lancéoléeslinéaires, très-allongées, frés-entières, soyeuses-argentées en dessous, à bords enroulés pendant leur jeunesse ; séipules lineatres-lancéolées ; 2 élamines libres; capsules tomenteuses ; chatons, les uns précoces, les autres contemporains. &. Marsavril. (V. D.)
Terrains humides ; îles et bords du Rhône. C. — Cultivé.
AMENTACÉES. AAA 1407. S. iNcana (Schk.). S. À FEUILLES BLANCHATRES. —S. riparia (Wild.). — S. lavandulæfolia (Lapeyr.). — S. rosmarinifolia (Gouan). Arbrisseau à rameaux verdàtres ou rougeâtres; f. lancéolées-linéaires, acuminées, denticulées, roulées sur leurs bords, blanches-cotonneuses en dessous, quelquefois même en dessus; écailles des chatons membraneuses et ridées en travers ; 2 étamines à filets plus ou moins soudés; capsules glubres, à pédicelle 2 fois plus long que la glande qui l'accompagne; chatons contemporains. b. Avril-mai.
Graviers et sables du Rhône et de l'Ain, lac Silans, elc. À. C.
1408. a tt (Fries, Koch). S. norrcissanT. — S. appendiculata ill.).
Arbuste atteignant 3-4 mètres, à jeunes rameaux velus et roussâtres; f. noïrcissant par la dessication, ovales, elliptiques ou lancéolées, dentées, velues-grisätres en dessous; stipules en demi-cœur acuminé, à sommet droit; 2 éfamnines à filets libres ; style trés-long, à stigmates rayonnants ; capsules tantôt velues, tantôt glabres ou presque glabres, 4 pédicelle 2-3 fois plus long que la glande qui l'accompagne ; chatons contemporains. b. Avril-mai.
a. S. nigricans (Smith). Capsules velues-tomenteuses. b. S. amaniana (Wild.). — S. myrsinites (Hoffm. non L.). Capsules
glabres ou presque glabres.
Bois àla Grande-Chartreuse (Villars).
1409. S. ciNEREA (L.). S. cENDRÉ. — S. acuminata (Hoffm ).
Arbrisseau à bourgeons et à jeunes rameaux couverts d’une pubescence cendrée ; f. elliptiques ou obovales-lancéolées, ondulées-dentées sur les bords ou entières, d’un vert cendré, pubescentes en dessus, tomenteuses en dessous; stipules réniformes ; 2 étamines libres; sfyle trés-court, à stigmates écartés en forme de V et souvent bifides; capsules tomenteuses, à pédicelle 4 fois plus long que la glande qui l'accompagne ; chatons oblongs, précoces. b. Mars-avril.
Mares entre Charbonnières et Tassin. A. R.
1410. S. GRANDIFOLIA (Seringe). S. À GRANDES FEUILLES. — S$, cinelascens (Wild. ex Duby).
Arbre à bourgeons et à rameaux à la fin glabres; f. trèsgrandes, oblongues-lancéolées, acuminées, glabres et vertes en dessus, d’un glauque cendré et fortement veinées en dessous; stipules en demi-cœur, dentées, très-développées sur les pousses jeunes et vigoureuses ; 2 étamines libres ; style tréscourt, à 4 stigmates peu développés; capsules tomenteuses, & pédicelle G fois plus long que la glande qui l'accompagne ;
449 AMENTACÉES.
chatons précoces, presque contemporains, d’abord ovales, puis s’allongeant et devenant oblongs. &. Mars-avril. Bois dans le Jura, au dessus d'Allemogne et de Thoiry; la Faucille. R.
1411. S. capnÆa (L.). S. pes cuëvres. (Vulg. Saule-Marseau.)
Arbre ou arbrisseau à bourgeons glabres et à rameaux d'un brun luisant, pubescents seulement au sommet; f. obovales, obtuses, terminées par une petite pointe oblique , obscurément ridées, tomenteuses et d’un glauque cendré en dessous, d’abord finement pubescentes et à la fin glabres en dessus; stipules réniformes, très-caduques ; 2 étamines libres; style tréscourt, à stigmates bifides ; capsules pubescentes-tomenteuses, à pédicelle 4-6 fois plus long que la glande qui l'accompagne ; chatons précoces, très-velus, d’abord ovoïdes, puis oblongs. b. Mars-avril. (V. D.)
Haies et bois. C.
1412. S. auRITA (L.). S. A OREILLETTES.
Arbrisseau à bourgeons glabres et à rameaux grisätres ou brunätres ; f. obovales, terminées par une petite pointe oblique, fortement ridées, tomenteuses et d’un glauque cendré en dessous, finement pubescentes et d’un vert grisâtre en dessus ; stipules réniformes, assez longuement persistantes ; 2 élamines à peine soudées à la base; style trés-court, à stigmates gros et échancrés ; capsules tomenteuses, à pédicelle 3-4 fois plus long que la glande qui l'accompagne ; chatons précoces, trèsvelus, de moitié plus petits que dans lespèce précédente. &. Avril-mai.
Haies et boïs humides : Yvour; Yzeron, Charbennières, dans une mare entre le bois de l'Etoile et Tassin. P. C.
— Ces cinq dernières espèces offrent entre elles beauconp de ressemblance, et sont confondues par les botanistes peu exercés avec le Salix capræa, qui estle plus commun et le plus connu. On distinguera le S. nigricans à ses feuilles, qui noircissent en tachant le papier quand on les dessèche, et à ses styles très-allongés; le S. cinerea à ses bourgeons pubescents; le S. grandifolia à ses feuilles très-grandes, oblongues-lancéolées, vertes et très-slabres en dessus, glauques, mais non tomenteuses en dessous; le S, capræa à ses rameaux d'un brun luisant et à ses feuilles cotonneuses en dessous, et le S. aurita à ses feuilles fortement ridées et à ses stipules assez longuement persistantes , surtout sur les rameaux stériles. Ce dernier a beaucoup de rapports avec le S. cinerea; ilen diffère par ses bourgeons glabres el parce qu'il est plus petit dans toutes ses parties.
1413. S. rerexs (L.).S. rampanT. — S. depressa (Hoffm. }. — S. polymorpha (Ehrh.).
Sous-arbrisseau de 1-6 déc., à racine longuement tracante et à rameaux trés-minces, ordinairement rampants, quelquefois redressés ; f. communément elliptiques ou oblongueslancéolées, mais variant de la forme ovale-arrondie à la forme linéaire, terminées par une petite pointe.oblique, à
bords un peu roulés en dessous et à fibres saillantes des deux côtés quand elles sont sèches, tantôt presque glabres sur les deux faces, tantôt pubescentes-soyeuses en dessous et même en dessus; sfipules lancéolées, très-caduques; 2 étamines libres; style médiocre, à stigmates bifides; capsules tomenteuses ou glabrescentes, à pédicelle 2-3 fois plus long que la glande qui laccompagne ; chatons précoces, ovales, trèspetits. b. Avril.
Prairies marécageuses des hautes montagnes : Pilat, au pré Lager ; et dans lPAin, marais de Colliard et de Malbroude. R. 1414. S. RETUSA (L.). S. A FEUILLES RÉTUSES.
Trés-petit arbuste à rameaux étalés sur le sol, où ils forment comme des gazons; f. trés-glabres, à nervures secondaires simples et à peu prés parallèles, obovales ou oblonques-cunéiformes, ordinairement arrondies et souvent même légèrement échancrées au sommet, quelquefois cependant terminées en pointe; 2 étamines libres; capsules glabres; chatons contemporains, placés à l'extrémité des ramuscules. b. Juillet-août.
b. S. serpyllifolia (Scop.). F. beaucoup plus étroites que dans le type, ayant
à peu pres la forme.et à peine la grandeur de celles du Thymus serpyllum.
Rocailles humides des très-hautes montagnes : le Grand-Som, à la Grande- Chartreuse; le Reculet et le Sorgiaz, dans la chaîne du Jura.