CCCCXL. Paris (L.). PARISETTE
Périanthe formé de 8 sépales libres, dont 4 elliptiques, lancéolés, acuminés, et 4 linéaires, beaucoup plus étroits ; 8 étamines; 4 styles; baie d’un noir bleuâtre à la maturité ; tige simple.
1430. P. QUADRIFOLIA (L.). P. A QUATRE FEUILLES. (Vulg. Raisin de re. nard, Hellébore noire.)
Souche rampante, garnie de fibres; tige de 1-3 déc., portant vers son sommet 4, quelquefois 5, rarement 3, 6 ou mème 7 feuilles verticillées, ovales-arrondies, brusquement acuminées, du milieu desquelles part un pédoncule portant une fleur verte et assez grande. %. Mai-juin. (V. D.)
Bois couverts et humides : Saint-Didier-au-Mont-d'Or; Dardilly; le Vernay; Fontaines, dans le vallon de Sathonnay; la Pape; le Mont-Pilat; Pierresur-Haute; la Grande-Chartreuse; le Bugey et le Jura.
AROÏDÉEE, 451 CCCCXLI. Ruscus (L.). FRAGOX.
Fleurs dioiques, naissant sur le milieu de la face supérieure des feuilles ; périanthe à 6 divisions libres, ouvertes en étoile ; 3 étamines à filets soudés; style très-court, à 1 seul stigmate en tête; baie globuleuse, à 3 loges renfermant chacune 2 graines; fige sous-ligneuse et rameuse.
1431. R. acuceaTus (L.). F. A FEUILLES piQuaNTEs. (Vulg. Petit Hour.)
Sous-arbrisseau à tige rameuse et à rameaux alternes ; f. persistantes, ovales-lancéolées, ferminées en pointe épineuse, disposées en quinconce ; baie rouge à la maturité; trèspetites fleurs blanchâtres ou violacées, sessiles, solitaires au milieu de la feuille, accompagnées d’une bractée. 5. F1. février-mars. Fr. septembre-octobre. (V. D.)
Haies, bois taillis : Roche-Cardon; la Pape, Bonnand ; Saint-Alban, près Lyon; la Bresse et le Bugey, ete. A. C. — Jardins.
II Triev : DIOSCORÉES. — Fruit infère, c'est-à-dire, placé au dessous du périantbe.
CCCCXEIT. Tamus (L.). TAMIER.
Fleurs dioiques; périanthe coloré, campanulé, à 6 segments ; 6 étamines ; 1 style à 3 stigmates; baie à 3 loges ; tige rameuse, faible et grimpante, portant des feuilles à nervures ramifiées.
1432. T. comuunis (L.). T. comuux. (Vulg. Sceau de Notre-Dame.) Racine épaisse, charnue, noirâtre ; tige grèle, grimpante ; f luisantes, d’un vert sombre, pétiolées, alternes, ovalesacuminées, en cœur,à nervures convergentes et ramifées ; baies rouges à la maturité, exhalant une mauvaise odeur ; petes fl. d’un blanc verdâtre ou jaunâtre, disposées en grappes axillaires et longuement pédonculées. %. F1. mai-juillet. Fr. août-octobre. (V. D.)
Haies et bois humides : Roche-Cardon ; Caluire; Saint-Alban, près Lyon ; Bannand; Saint-Genis-Laval; l’Argentière ; le Bugey, etc. P.C.
82 FAMILLE. — AROIDÉES.
Les Aroïdées sont toutes des plantes herbacées, à feuilles ordinairement radicales et engainantes, munies de nervures qui sont parallèles dans un genre et ramifiées dans l’autre. Leurs fleurs singulières, tantôt monoïques, tantôt contenant chacune les étamines et le carpelle, sont foujours disposées