AROÏDÉES
autour d'un axe simple et charnu, nommé spadice, qu'elles recouvrent entièrement ou en partie. L’ovaire, libre, terminé par 1 seul style ou 1 seul stigmate, devient un fruit indéhiscent, sec ou charnu.
CCCCXLIIT. ARUM (L.). GOUET.
Fleurs monoîques, dépourvues de périanthe, entourées d’une spathe en forme de capuchon fermé à la base, ouvert dans le haut, mais de telle sorte que les bords de l'ouverture sont verticaux ; spadice nu et en forme de massue au sommet, portant ensuite des filets jaunàtres , puis les étamines réduites à de simples anthères, au dessous desquelles viennent encore des filets jaunâtres et enfin les ovaires groupés ; fruit en forme de baie ; feuilles à nervures ramifiées. 1433. A. vuccare (Lamk.). G. commun. — A. maculatum (L.). (Vulg. Pied-
de-veau, Herbe des serpents.)
F. toutes radicales, luisantes, d’un beau vert, rarement tachées de noir, hastées-sagittées, à oreillettes déjetées où peu divariquées; spadice droit, à massue terminale d’un violet noirâtre, 2-3 fois plus courte que son support ; baies en épi serré, d’un rouge de corail à la maturité. %. F{. avril-mai. Fr. août-octobre. (V. D.)
Haies et bois. C.
1434. A. Irazrcum (Mill.). G. D'Irazre.
Diffère du précédent 1° par ses feuilles toujours marbrées de blanc et tachées de noir, à oreillettes de la base fortement divariquées ; 2 par son spadice à massue terminale jaune et égalant à peu prés son support; 3 par ses dimensions 1-2 fois plus grandes. %. F1. avril-mai. Fr. août-octobre. (V. D.)
Haies et bois des pays chauds. A. C.
— Dans le Rhône, la première espèce est commune dans le nord du département, à partir de Villefranche, et la seconde ne se trouve que dans sa partie méridionale, jusqu'à Villefranche inclusivement.
CCCCXLIV. Acorus (L.). ACORE.
Fleurs contenant chacune des étamines et un carpelle dans un périanthe à 6 divisions et recouvrant entièrement le spadice ; absence de spathe ; fruit capsulaire, à 3 loges ; feuilles à nervures parallèles.
1435. A. caLauus (L.). A. ROSEAU. (Vulg. Roseau odorant.)
Racine horizontale, spongieuse, articulée, très-aromatique ; hampe de 6-12 déc., mi-cylindrique, canaliculée d’un côté, semblable aux feuilles à son sommet; f. très-longues, en
AMARYLLIDÉES. 453
forme de glaive, engainantes par la base ; fl. en épis latéraux, d’un roux jaunâtre, longs et gros comme un do'gt. %. Juinjuillet. (V. D.)
Marais à la Tête d'Or; rives du Rhône, sous Pougny (Ain). R
83° FAMILLE. — AMARYLLIDÉES.
Îl faut convenir que les anciens botanistes étaient plus heureux que les modernes dans le choix des noms qu'ils donnaient aux plantes. Autrefois ils les appelaient Rosa , Lilium,. Iris, Chlora, Nymphœæa, Daphne, Narcissus, Amaryllis, et la science, ainsi parée par la poésie, trouvait par l'imagination plus facilement accès dans la mémoire ; Mais aujourd’hui, quand il faut prononcer et apprendre des mots tels que ceux-ci : Erucastrum, Hirschfeldia, Sarothamnus , Helosciadium, Prismatocarpus, Arctostaphyllos, Scheuchzeria, Gleditschia, et tant d'autres :
…. terribles noms, mal faits pour les orcilles ,
l'esprit recule épouvanté, s’imaginant, dit un aimable et spirituel auteur (4), « voir une armée de Tartares Kalmoucks qui ont fait irruption dans une ville de l'Italie, et qui viennent opposer leur face anguleuse aux lignes pures et suaves du visage romain.»
Puisqu'ici nous n’avons rien de semblable à craindre, ana- Iysons paisiblement les caractères des Amaryilidées. Aussi belles que leur nom, à la richesse des couleurs elles réunissent souvent les odeurs les plus suaves. Les racines de la plupart sont bulbeuses, leurs feuilles radicales et engainantes ; leurs fleurs, solitaires ou en ombelle, sont enveloppées avant la floraison dans une spathe membraneuse. Leur périanthe, toujours coloré, forme un tube plus où moins long, adhérent à l'ovaire qu'il surmonte, et se divise à son sommet en G lobes plus où moins profonds. Les éfamines, au nombre de 6, ont leurs anthères tournées en dedans. L’ovaire, infère, offre 4 style à stigmate sinple ou trilobé, et se convertit en une capsule à 3 loges s’ouvrant par 3 valves, portant chacune une cloison médiane. Les graines nombreuses ‘adhèrent à leur angle interne, et ont un embryon droit, à périsperme charnu. Toutes les espèces sont herbacées.