‹ Études d’hygiène publique (volume 2)Chapitre 2 sur 12 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Il y après de 20 cins, lorsque j'entrai au Conseil d'hygiène, nos connaissances sur les maladies contagieuses étaient fort restreintes, aussi était-il presque impossible de poser, d'une façon satisfaisante, les règles de leur prophylaxie. Différentes tentatives, cependant, avaient déjà été faites par Delpech, Bouchardat, Hillairet. Des instructions furent rédigées plus tard par MM. Léon Colin^ Lagneau etc., dans le. but d'éclairer la population parisienne et de la protéger. De mon côté, dans ces dix dernières années, j'ai soumis à l'approbation du Conseil qui les a adoptées, différentes mesures propres à restreindre la diffusion de certaines maladies contagieuses, la rougeole, la diphtérie, la coqueluche, la tuberculose, la fièvre typhoïde, sans compter la rage, les teignes, l'impeligo, le choléra infantile, la pelade. Mais comme la science marche sans cesse, que les moyens prophylactiques, grâce à l'acquisition de connaissances nouvelles, se perfectionnent de jour en jour, il devint bientôt nécessaire de compléter certaines instructions, qui n'étaient plus suffisantes, et d'en rédiger d'autres. C'est ce que le Conseil a fait récemment sur la judicieuse initiative de mon collègue et ami, M. le D' Dujardin-Beaumetz (1). Médecin

(1) Instructions stir la prophylaxie des maladies contagietises, Paris, 1892.

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