‹ Études d’hygiène publique (volume 2)Chapitre 3 sur 12 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

d'un hôpital d'enfants depuis de longues années, je me suis attaché de préférence, cela se conçoit, aux questions qui ont trait à l'hygiène infantile. C'est ainsi que je suis revenu, dans ce volume, sur la diphtérie qui fait toujours chaque année un si grand nombre de victimes, sur les fièvres éruptives, l'alimentation vicieuse des nouveau-nés, etc. , et que j'ai étudié les circonstances dans lesquelles se développent la stomatite aphteuse, la stomatite ulcéro-membrancuse, la conjonctivite épidéraique, etc.

L'idée dominante de mes recherches a toujours été la suivante : fixer les conditions de développement des maladies contagieuses de l'enfance ; prendre les mesures nécessaires pour empêcher ce développement ; supprimer ou atténuer les mesures irrationnelles ou vexatoires.

Malgré tous les efforts tentés à Paris pour protéger l'enfance il y a encore beaucoup à faire ; malheureusement on se heurte à des difficultés matérielles presque insurmontables ou bien à l'ignorance ou à l'incurie contre lesquelles viennent se briser toutes les initiatives. Cependant, en présence des progrès accompfis dans ces dernières années, il ne faut pas désespérer d'arriver, dans un avenir prochain, à des résultats beaucoup plus satisfaisants.

Paris, 15 mai 1893.

Auguste OLLIAIER.

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