Evang. L. i, ch. i
2. Description des gites de minerai. Paris 17B9, p. 104, 107 et 207» ^ cl V partie.
que dans les traditions populaires ou dans les rêves de quelque spéculateur. Il est probable qu'on en doit penser autant du minerai d'or, qu'au xvi* siècle on racontait avoir rencontré autre/ois sur le Hohenack. Ces rumeurs avaient cependant assez de consistance pour pousser Guillaume de Ribeaupierre à des négociations suivies avec l'empereur Ferdinand. Il obtint de ce prince, en 1528 , que les principes admis antérieurement entre eux pour les mines d'argent, — le partage par moitié du bénéfice net, — seraient étendus aux mines d'or, qui pourraient être découvertes et exploitées dans ses domaines.
Le contraire est vrai pour l'argent. Celui qui est mêlé à l'or du Rhin n'a aucune importance, et il est douteux que la Moder en ait jamais charrié , comme on l'a prétendu *. Mais en revanche, les Vosges renferment des mines nombreuses, qui occupèrent, pendant plusieurs siècles, des milliers d'ouvriers.
Aucune de ces exploitations n'appartient à la Basse Alsace *. M. de Dietrich a bien entendu dire au Klingenthal, qu'une riche mine d'argent existait non loin des bois de Berschl Mais il ne semble accorder aucune foi à cette vague tradition. De notre côté, nous avons rencontré des indications de ce genre, qui ne paraissent pas présenter plus de garantie.
En 1577, le comte palatin Georges-Jean écrivait à Tévèque de Strasbourg que, grâce à l'habileté de ses mineurs , il avait réussi à développer ses forges. Il est convaincu qu'on trouve aux environs de Schirmeck et dans le val de Haslach , non seulement du fer , mais encore de l'argent et du cuivre. Il sollicite l'autorisation d'y faire travailler. Il ne demande de l'Évêché ni charbon , ni bois de chauffage. Si on lui accorde l'exploitation, avec le bois de construction nécessaire aux galeries, il s'engage à donner pour l'or , l'argent , le plomb et le cuivre, le dixième cuveau ; et pour le fer, le quinzième, ou si l'on préfère , 40 à 50 quintaux de fer par an. En réalité ce dernier minerai était le seul dont l'existence fut certaine. Quant à l'argent, le comte palatin ne l'attendait que sur la