‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 114 sur 391 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Les métaux précieux, que les monnayeurs travaillaient dans leurs ateliers et qu'ils transformaient en monnaies, sont Tor et l'argent. Le cuivre ne servait que d'alliage.

Ces deux métaux sont signalés de bonne heure comme produits de l'Alsace. C'est de notre province surtout que le poète alsacien du ix* siècle, Ottfried de Wissembourg, semble parler, quand il s'écrie dans la préfece de ses Évangiles :

Zi nu^^e grebit man ouch thar

Er inti Kuphar.

Joh bi thia meina

Isene steina, Ouh thara \ua fuagi

Silabar :{ua nuagi.

Joh lèsent thar in lante

Gold in iro santé.

€ Avec profit on retire ici de terre l'airain et le cuivre , et le fer ea quantité. Ajouté à cela l'argent, qu'on trouve à satiété. Bien plus, dans le sable de leur pays, les habitants rencontrent de l'or*. >

Comme à l'époque d'Ottfried, l'or du Rhin est le seul qu'on ait exploité en Alsace dans les siècles suivants. M. de Dietrich parle des prétendues mines d'or de Saint- Amarin et de Lu bine, de manière à prouver * qu'à son avis elles n'existèrent jamais

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