‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 147 sur 391 · TrouiUat t. ii, p · texte numérisé non relu

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218 CH. V. — s. I. — COMMERCE DES METAUX PRÉCIEUX.

lité publique , en faveur desquelles la Monnaie renonce à ses droits.

Les mêmes principes se retrouvent dans la Charte de Confirmation, quel'évêque Pierre de Reichenstein accordait , en 1289, aux Husgenossen de Bàle K « Un changeur ne doit vendre l'argent qui tombe entre ses mains qu'au Miint^meister de Bâle. Lorsque celui-ci n'en veut pas , le changeur en peut disposer à son gré , sans encourir d'amende. Cependant les changeurs, leà bourgeois, les chevaliers et les prêtres peuvent légitimement acheter de l'argent pour les motifs suivants: acquisition de propriétés , frais de voyage en un lieu saint, louables études dans les écoles, achats de chevaux et d'armures, le tout sans fraude.

« Tout bourgeois et tout étranger doit vendre son argent à la Monnaie ou aux changeurs, et en ce cas il en reçoit la valeur intégrale. S'il le vend à un autre , il paie 4 ^. par marc ; et la négligence à payer ces 4 ^., est passible d'une amende de 3 ft au profit du MUnt:{meister.

€ Aucun homme, bourgeois ou étranger , ne doit emporter de l'argent acheté dans notre ville , sans promettre au maître de la Monnaie, qu'il ne cédera point cet argent pour une fabrication de fausse monnaie. S'il refusait de prendre cet engagement à la requête du maître-monnayeur , celui-ci pour prévenir cette fabrication de fausse monnaie , aurait le droit de saisir l'argent à sa sortie de la ville et de le confisquer.

« Le maître-monnayeur , les changeurs et les orfèvres ont seuls le droit de fondre de l'argent. »

Les entraves qu'on mettait à la libre circulation des lingots d'argent, avaient ainsi leur raison d'être, non seulement dans le désir d'approvisionner les ateliers monétaires et d'assurer à la Monnaie la perception de son droit , mais encore dans la crainte du faux monnayage. La charte de 1289 avoue franchement cette préoccupation.

Un troisième motif nous semble indiqué par les ordonnances monétaires {MUnt^ordnungen) , que le magistrat de Strasbourg édicta si fréquemment à ce sujet. C'est la crainte des fraudes qui pouvaient être commises sur le titre des lingots eux-mêmes. Pour les empêcher , on avait institué une

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