AVEC LES MINES
que Targent que Tun des confédérés achèterait au dehors, au delà d'un rayon de 20 milles, lui appartiendrait en entier, et ne rentrerait point dans le partage ordinaire.
Au commencement du xvi^ siècle, augmentent à la fois et le nombre des mines et l'importance de leur production. Dès lors leur législation sur le commerce de l'argent fin, devient pour les Confédérés une source de conflits sans cesse renaissants. Non contents d'obtenir l'argent des mines de Massevaux et de Lièvre, les Confédérés veulent que celles de Planchier leur livrent encore fous leurs . produits. En 1515(22 décembre), cette prétention fut signifiée à Jean Hiltprand, bourgeois de Bâle, qui les avait en ferme et qui dut s'exécuter dès l'année suivante. En même temps , pour éviter leur concurrence, on défendait aux orfèvres de donner plus de 8 fl V4 pour le marc d'argent fin.
D'après le procès verbal d'une conférence tenue le 21 décembre 1521, les infractions ne tardèrent pas à se renouveler. On s'y plaint du refus que fait Planchier de livrer tout son argent. Même dans les mines de l'Alsace , des spéculateurs étrangers cherchent à accaparer le métal précieux. Enfin les orfèvres montrent toujours la même tendance à dépasser le tarif légal. Une ordonnance du 8 janvier 1522 dut renouveler toutes les défenses antérieures.
Mais il y a des impossibilités contre lesquelles on lutte en vain. En développant chaque jour leur prospérité, les Mines étaient devenues une puissance, avec laquelle il fallait compter. Cette industrie ne devait pas se contenter du prix de 8748que la confédération prétendait lui imposer, alors que partout ailleurs ce chiffre se trouvait dépassé depuis longterfips. Elle exigea et finit par obtenir 8 fl. ^/^ . Elle voulait en outre rester maîtresse de disposer à sa guise de ses produits.
Sur ce terrain d'ailleurs , la confédération ne pouvait agir avec un accord complet. Les archiducs d'Autriche, qui alors ne monnayaient pas eux-mêmes, tiraient des mines un profit assez considérable. Ils devaient donc se montrer plus sensibles aux plaintes des mineurs qu'à celles des monnayeurs.
C'est ce qu'on voit dans la réponse qu'ils firent, en 1529, aux autres confédérés, quand ceux-ci réclamèrent auprès d'eux contre le prix de 8 fr. % qu'on leur imposait. Les archiducs répondirent qu'ils n'y pouvaient rien , et qu'au fond les exi-
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