BALE
COLMAR
1. Dos nieman wechselen sol, pfeninge \e kouffende noch ju verkouffende ^ noch kein brette ufflegen fe offen wechsel, oder wechsels willen, er habe ienne der husgenoss?n ^unft, und si mit den husgenossen ûber ein komen.
236 CH. V. — s. II. — CHANGE.
taire, elle accorda au maître monnayeur , non seulement les bénéfices du seigneuriage, mais encore le monopole du Change. € La ville lui assure aussi, dit le traité, que, tant qu'il dirigera la Monnaie, personne ne pourra exercer le Change à Colmar, sauf lui ou ses représentants. »
Dans une autre convention conclue avec Henri Seckeler, en 1434 ^ celui-ci s'engage « à remettre à la ville de Colmar fidèlement et sans fraude, tout le profit qu'il fera , soit sur l'or, soit sur l'argent , monnayé ou non monnayé , soit sur tout autre objet dépendant du Change. Le bénéfice est d'un rappen par florin. En retour il reçoit 7 /?. d'appointement fixe (90 îr). Il est défrayé, quand il se déplace pour chercher des florins d'or destinés au Change. »
De nombreuses ordonnances (1434 , 1435 , 1441 , etc.), défendent en outre aux marchands de Colmar , de faire concurrence au Change de la ville. On ne leur permet de changer un florin qu'en faveur d'un client, qui aurait acheté chez eux pour un demi florin de marchandises. Tous les négociants, merciers, etc. de Colmar, juraient quatre fois par an d'observer fidèlement ces prescriptions.
Les Changeurs de Colmar étaient soumis de leur côté à un règlement assez strict. Voici l'analyse de celui qui leur fut imposé le 13 avril 1364. « Ils doivent se trouver trois fois par semaine, le mardi, le jeudi et le vendredi, à la loube * des Changeurs ; ils y auront leur banc et resteront jusqu'à midi. Ils ne feront aucun change dans leurs maisons. Si toutefois ils venaient à manquer d'argent à leur comptoir, ils pourraient en chercher chez eux , en se faisant remplacer à leur banc par leur femme ou leurs enfemts. Toute contravention à cette ordonnance, est punie d'une amende de 3 U,, à partager entre le schultheiss et la ville ;
1. Il fut remplacé en 1435 par Burkart Giger, auquel succéda, en 1444 Hans Breytenstein. En 1435 Giger avait pour fonds de roulement 1^37 Vt ^- en argent et 118 fl. en or, en tout 3273 francs ; à la fin de Tannée, déduction faite de son salaire (12 a. ou 150 fr.), il avait réalisé un bénéfice de 37 Vf ^' ou 500 francs, soit 20 %, (R. G. C. 28).
2. L'endroit où cette loube (^iVwec/wW/att^e) était primitivement située, nous semble indiqué par une Charte de 1281. En cette année les Chevaliers de S. Jean reçurent une maison «ex opposito pontis qui transit aquam dictam Lochahe pênes domum campsorum, »