Cétalt alors une somme de 300 à
186 CH. VI. — s. I. — LE RENDAGE DANS LA BASSE ALSACE.
nossen et les frais qu'entraînait alors le monnayage. Mais ces détails ont dû varier selon les temps et les lieux. Nous aurons nous même à citer tant de calculs de ce genre, soit dans cette section, soit surtout dans la section suivante, qu'il nous semble inutile de prolonger cette digression. Règles Au code d'Erchambaud succède un long silence. Le xin* DES siècle est muet. Le xiv« s'ouvre par une charte qui répond à xiii« ET XIV |g^ pi^g grave préoccupation des anciens monnayeurs. Une ordonnance de 1301 défend à tout bourgeois , changeur ou non , juif ou chrétien , de trier les ^., quelle que soit leur valeur ou leur nature , sous peine de deux années d'exil et de 10 U, d'amende. Le maître est responsable pour sa femme, ses enfants et sa domesticité. Si le coupable n'avait pas de quoi payer l'amende, son bannissement devait durer dix ans. Les gens de la campagne, et les étrangers, étaient poursuivis en justice et punis comme de droit , si on les trouvait nantis de deniers triés.
Nous aurons à signaler plus d'une fois les dangers d'une manœuvre, qui enlevait de la circulation toutes les bonnes espèces. Le magistrat de Strasbourg était si pénétré de cette vérité , qu'il y insiste avec une rare énergie. € Ck)mme cette défense , dit-il , est d'accord avec la loi divine , avec l'équité, avec l'intérêt de tous , riches ou pauvres , bourgeois ou habitants de la campagne, chacun doit l'observer. Désormais aucun magistrat, aucun sénat, ne doit avoir le droit de l'abolir. Quand le sénat sera renouvelé, l'ancien sénat exigera du nouveau le serment de la maintenir. >
Peu de temps après, en 1313, commence une longue série de règlements monétaires. Mais ces chartes se bornent à nous indiquer le titre et la taille des deniers strasbourgeois , ainsi que la quotité du remède. Elles ne présentent aucun renseignement sur l'importance du brassage.
Nous n'extraierons de ces documents qu'une seule indication. Tous ces règlements édictés par le magistrat de Strasbourg, engagiste de la Monnaie, et par le maître monnayeur, s'adressent au hûter (garde). L'ordonnance de 1313 dit qu'il doit garder des deniers dont 2 U. pèsent un marc , etc., qu'il le fera de son mieux par son serment, et que si quelqu'un l'attaquait à propos de ces deniers, il pourrait invoquera son secours un remède de 6^. au titre, et de 6 ^. à la taille. Si les^.