‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 22 sur 391 · Livre · texte numérisé non relu

Livre

DE

Charle-

MAONE.

argent le marc bâloîs valait, d'après la première 51 fr. 68 et d'après la seconde 51 fr. 73. En acceptant le chiffre moyen 51 fr. 70 nous sommes sûr de rester dans la plus stricte vérité.

Quant aux autres États d'Alsace , comme ils monnayaient d'accord avec Bâle ou avec Strasbourg , ils employaient forcément les mêmes poids.

Appliqué à la pesée des métaux précieux, le marc se subdivisait, chez les Français en 8 onces, 64 gros, 192 deniers, 4608 grains; chez les Alsaciens, en 16 loths,64 quint lein ou quinsin^ 256 deniers, 512 hellers (oboles), 4351 grains, eschen ou a\.

A propos du marc on pourrait soulever une question archéologique d'un incontestable intérêt. Il est certain qu'il ne s'introduisit dans le commerce et dans les ateliers des monnayeurs que vers la fin du xi« ou le commencement du xii* siècle. Antérieurement à cette époque son nom même semble inconnu. D'où vient donc le marc et sur quelle base fut-il établi?

Dans les siècles précédents on ne rencontre dans les Monnaies que deux espèces de poids , la^livre romaine et la livre de Charlemagne.

Les érudits ne sont pas d'accord sur la valeur de la livre romaine. Budé l'estime à 7200 grains français ; Paucton, à 6312 grains ; Le Blanc, à 6144 ; Rochon et Dupuy , à 6300 ; Letronne, à 6160; Garnier et Bouteroue, à 5976 ; Rome de Lille, à 6048; Bœckh, à6165. Les évaluations les plus communément reçues sont celles de Le Blanc et de Bœckh. Elles ne présentent du reste qu'un écart peu sensible , 326 grammes 30 et 327 grammes 42.

La livre romaine se divisait en : ^

12 onces, 96 drachmes, 288 scrupules, 1728 siliques, 1 once, =8 » 24 » 144 »

1 drachme = 3 > 18 »

1 scrupule = 6 »

Quant à la livre de Charlemagne , elle n'est connue sous ce nom que par des écrits du xiii« siècle ^ Aucun contemporain de ce prince ne lui attribue l'établissement d'un poids nouveau. Mais un texte aussi explicite que négligé ne laisse aucun doute sur la sollicitude que ce prince déploya sur ce point.

1. Pondère publico, quod Carolus Magnus instituerai, dît Arnold de Lubeck. Centum libras auri in pondère Caroli^ voit-on dans une charte de Frédéric n (1234).

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