‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 222 sur 391 · DES GRAVEURS · texte numérisé non relu

DES GRAVEURS

MAITRES MON- NAYEURS,

1 D'après son Kaufhausbuch , la ville de Colmar acheta une partie de ses coins à Bàle ; les autres furent gravés par un orfèvre de la ville.

2. Cette uniformité de diamètre, admise par toute la Confédération, pour chacune des espèces, est une innovation ; elle est établie par l'art. 9 de notre charte.

328 GH. VI. — s. II. — LE RENDAGE DANS LA HAUTE ALS ACE.

ensemble les produits de deux fontes diflférentes ; et ne fera frapper les flans, que lorsqu'ils auront été acceptés par les essayeurs et par le juge garde. Si les pièces dépassent le remède accordé par la charte, ou si elles sont éraillées et déformées , elles seront refondues à ses frais. Il lui est interdit de briser, retailler ou trier les monnaies, dont le cours est toléré dans le ressort de la Confédération.

Le maître monnayeur promet en outre de n'employer aucun ouvrier, avant qu'il ne se soit engagé à travailler loyalement et à ne frapper que des flans vérifiés. Au bout de quinze jours, les nouveaux ouvriers seront présentés aux autorités , pour leur prêter le serment ordinaire de fidélité et de dévouement. ESSAYEURS, Lcs probicrer s'obligent à faire les essais en conscience, et à dénoncer aux juges gardes les brèves qui n'auraient pas le titre réglementaire. Ils feront ces essais dans leurs maisons et non à la Monnaie , et se serviront autant que possible de plomb de Cologne.

JUGES Quant aux »^ar4;^ner(juges gardes), leur surveillance, d'après

GARDES, leur serment , porte surtout sur la taille des monnaies. Cette vérification se fait sans témoins, et ils doivent rejeter tout flan trop léger ou de forme défectueuse. Les flans approuvés sont mis dans un sac cacheté, et ne sont donnés aux ouvriers, chargés de les frapper, qu'après le contrôle des essayeurs.

Les juges gardes tiennent registre du nombre de marcs que renferme chaque brève, ainsi que du poids, et du titre exact, des pièces.

Pendant que les ouvriers mettent l'empreinte, l'un des juges gardes, au moins, doit être présent, sans jamais les perdre de vue. Les coins en particulier sont confiés à ses soins , et s'il quitte la salle, pour ses repas ou pour quelque autre motif, il les emportera chez lui. Avant de sortir, il remettra aussi dans un sac les pièces non gravées et le cachètera. Pour ne point arrêter le travail des ouvriers, les juges gardes se rendront de bonne heure à l'atelier. Ils veilleront aussi à ce que les monnaies soient bien frappées.

La charte de 1533, dont nous venons d'analyser les dispositions techniques, termine en rappelant que les chaudronniers et les ceinturiers se servent souvent de marques, qui ne diffèrent pas beaucoup des coins de la Monnaie. Cet usage peut favoriser le faux monnayage, et prêter occasion à de

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