‹ Etudes économiques sur l'Alsace ancienne et moderneChapitre 239 sur 391 · LE MARC EST D ARGENT FIN · texte numérisé non relu

LE MARC EST D ARGENT FIN

quelles un bourgeois de Bàle pouvait acheter de l'argent sans dommage^ c*est à dire, échanger ses espèces contre des lingots sans payer le droit de seigneuriage. C'était un sacrifice fait par la Monnaie , par des considérations de piété ou d'intérêt public.

Le titre du marc d'argent devait être complètement fin. Le fiait résulte des expressions mêmes employées par les chartes, argenti puri^ legalis, lôtiges, lauters silber. Dans les paiements

on y veillait avec soin. En 1247, Saxon, citoyen romain

reconnaît avoirreçudemaîtreConrad, custode de St. Thomas, fondé de pouvoir del'évêque Henri et du Grand Chapitre de Strasbourg, 129 marcs poids de Troyes, et en outre 4 marcs, pour insuffisance de V argent^ qui ne fut pas trouvé pur par les changeurs de Sens *. »

Des o bservations analogues se rencontrent dans le Liber decimationis du diocèse de Constance '*. On y lit, par exemple, (p. 208): Item secundo termino solvitV marc^ minus quatuor sol, const., ponderis friburgens. Sed argentum valet V sol, const. minus quam si esset purum. Si Targent n'avait pas dû être pur, cette réflexion serait inutile, ou serait faite en d'autres termes. On eût indiqué ce qui manquait à ces marcs par rapport , non à la finesse absolue du métal, mais au titre, quel qu'il fût, fixé par la loi ou par l'usage.

La vérification du titre se faisait , comme dans le cas que nous venons de citer, par les Changeurs de la ville où le paiement avait lieu. Plusieurs textes stipulent que l'affinage se fera à Fribourg, à Strasbourg (friburger brands^ des brands \u Strassburg), etc. Enfin, pour faciliter les transactions, les lingots étaient souvent revêtus d'un poinçon officiel, qui leur servait de garantie , et qui leur permettait de passer de main en main, sans nouveau contrôle. L'argent poinçonné est appelé, en latin, argentum examinatum,signatum;tn aWtmdinà ^ge\eichet silber y eine vine ge:{eichet mark.

Le paiement en lingots exigeait ainsi une double vérification, celle du titre, lorsque l'argent n'était pas poinçonné d'avance, et celle du poids.

Le marc

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