V. ce qui a été dit, p. o3 et
RAPPORTS AVEC LA MONNAIE d'eMPIRE. 385
d'alliage rapportait ainsi 2/j?. 14/^. Or on payait, pour l'argent 2^.10/. 8^., pour le monnayages /^., à Tessayeur 1 d\: restait donc 3 8. ou 0,46 % comnie seigneuriage. Ce profit était certes bien petit ; il se réduisait à rien, si l'on tient compte de certains frais généraux (logement du maître monnayeur, son traitement fixe, fournitures en charbon et bois, etc.), que la ville gardait à sa charge. Cependant pour l'obtenir, et ne pas faire de perte manifeste, il avait fallu forcer la taille réglementaire.
Mais le titre légal fut respecté. Nous dirons même plus, et cela prouve que, malgré ses velléités d'indépendance, Strasbourg se montrait fort circonspect — le titre légal ne fut adopté par Strasbourg qu'à cette époque. Jusque là les vierer strasbourgeois se monnayaient à 7 loths *.
Il fut procédé de la même manière à l'égard des autres espèces. Le denier strasbourgeois devait avoir 61. fin et une taille de 480 pièces. On respecta le titre. « Mais comme il y aurait perte à monnayer sur ce pied, et que les autres États ne suivent pas non plus avec beaucoup de rigueur les édits monétaires, » la commission des Trois ordonna au maître monnayeur de porter la taille à 500.
La fabrication de ces deniers ( 1572) présenta un incident Écarts digne d'être noté. Au lieu des 500 pièces qu'on leur permet- pri^sentés tait , les monnayeurs en firent 526 au marc. On les accepta, mais à condition que, dans une autre fonte, les monnayeurs n'en tailleraient que 474 et que les deux espèces de deniers seraient livrées en même temps à la circulation.
On voit par là que d'une ou de plusieurs pièces isolées, on ne peut pas toujours conclure au poids réglementaire d'une monnaie. On voit aussi combien le magistrat de Strasbourg tenait à ne pas s'écarter trop de l'édit de 1559. C'est cet édit qui, proscrivant tout remède, avait demandé que toutes les irrégularités, qui se rencontreraient dans une fonte, fussent compensées dans la fonte suivante.
Fidèles à leur système, les diètes impériales ne voulaient
1. Nous noterons pour les Numismates, que les nouveaux vierer présentent une particularité, qui peut servir à les classer. La syllabe sis a été omise dans la légende: Gloria in excelsis Deo. On l'avait fait à dessein, et l'altération devait échapper à la foule. So ist in der Umbschrift ein klein anderung gethan, die niemand licchtUcli warnemen wird.